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Robert Kubica fait partie du paysage F1 depuis 6 Grand-Prix seulement, et pourtant le Polonais, par sa maturité, ses résultats 2006 et son approche, se pose déjà comme l’une des futures stars du plateau.
Kubica a eu l’occasion de réaffirmer sa motivation à lors du lancement de la F1.07, aujourd’hui à Valencia.
Qui vous a le plus aidé au début de votre carrière ?
La question ne se pose même pas, mes parents. Je suis très fiers d’eux et je leur suis reconnaissant pour tout ce qu’il m’ont donné. Lorsque vous êtes jeune il est difficile de prendre des décisions et vous êtes totalement dépendant de vos parents. Ma mère et mon père ont toujours accepté et encouragé ce que j’ai fait. J’ai énormément travaillé entre 8 et 10 ans. Il n’y avait pas de piste de karting à Cracovie et nous devions faire 150km à chaque fois qu’il fallait courir. Mon père a investi énormément de temps et d’argent.
Comment avez-vous vécu votre expatriation en Italie à l’âge de 13 ans ?
Il n’y avait plus de compétition possible en Pologne et à cette époque là le championnat italien était le plus compétitif en karting. Nous voulions savoir si je pouvais bien me tenir par rapport aux meilleurs pilotes européens. Quelques pilotes polonais avaient tenté de faire la même chose quelques années auparavant, mais n’avaient jamais pu entrer dans la course finale pour le top 20. C’était mon objectif ; en fait, j’ai signé la Pole et j’ai terminé 2è de deux courses à ma première tentative. Ce résultat a apporté une confirmation, à moi-même et à mon père, que nous avions pris la bonne décision. Nous avons vécu des moments difficiles, quand mon père a manqué d’argent. Même si nous allions bien par rapport aux standards de la Pologne en 1998, cela ne représentait pas grand-chose en dehors du pays. Aujourd’hui, le salaire moyen en Allemagne et en Italie est de 6 ou 7 fois supérieur au polonais. Nous en sommes arrivés au point où nous n’avions suffisamment d’argent que pour faire une course supplémentaire dans le championnat européen. J’ai ensuite eu la chance de signer un contrat avec CRG. J’ai vécu dans la famille du propriétaire de l’écurie, puis j’ai emménagé dans mon propre appartement lorsque j’avais 16 ans. Mes parents ne pouvaient pas se permettre de venir me voir souvent et dans une telle situation vous devez apprendre énormément de la vie, et très rapidement. Vous grandissez rapidement.
Quelle est la pire expérience que vous ayez vécue jusqu’à présent ?
Lorsque je me suis blessé dans un accident de voiture, alors que j’étais passager. Mon bras a été sévèrement touché et tout le monde pensait que je serai sur la touche pendant 6 mois. Ce délai fut plus tard révisé à 3 mois et au final il ne m’a fallu qu’un mois et 10 jours pour reprendre le volant.
Quel fut le meilleur moment ?
C’est probablement la manche du Norisring en F3, après l’accident. Je n’avais récupéré que 70% de la mobilité de mon bras blessé et j’avais besoin de l’autre pour passer les vitesses. Le Norisring n’a aucune courbe rapide, ce qui était une bonne chose. Mais cette victoire en F3 Euroseries était fantastique pour moi.
Quel est votre but en F1 ?
La F1 était un rêve, mais je ne me suis jamais réellement fixé d’objectif. Mon but était plutôt réaliste. Il faut une certaine dose de chance pour arriver en F1, surtout lorsque vous êtes sans le sou. Ma chance est venue de Mario Theissen, lorsqu’il m’a appelé pour m’offir un piste de pilote essayeur, en Décembre 2005.
Vous mesurez 1.84m – est-ce un problème à l’intérieur de la voiture ?
Le cockpit de la F1.06 avait été dessiné pour des pilotes plus petits, ce qui n’a pas arrangé les choses pour moi. J’aurais aimé être plus petit de quelques centimètres. Avant de signer le contrat, Mario Theissen et Peter Sauber m’ont demandé de me glisser dans l’auto, afin qu’ils se rendent compte par eux-mêmes si ça pouvait marcher. J’ai bien entendu fait tout mon possible pour me faire le plus petit possible et je leur ai dit que j’étais bien installé – on ne gâche pas une chance comme celle-ci ! Peu avant le début de la saison 2006, un nouveau châssis, avec un cockpit plus large, a été mis à ma disposition.
Quels sont vos points forts ?
Ils sont dans la tête, je suis très fort mentalement. J’ai appris qu’au moins 50% du succès vient de votre mental et de la préparation psychologique. |