WRC
Moto GP
SalonAutomoto.tv
Formule 1
26 Août - 16:31
Bookmark and Share
Istanbul – Course : Doublé Ferrari imparable

La Scuderia Ferrari était intouchable cet après-midi sur le circuit d’Istanbul et son 2è doublé de la saison vient saluer le potentiel d’un management, d’une équipe technique, d’une monoplace et de ses deux pilotes qui ont tous les atouts pour faire trembler McLaren Mercedes sur le terrain – côté tapis vert le Tribunal d’Appel de la FIA s’en chargera le 13 Septembre. Full package, full score !

 

Felipe Massa a mené la course de bout en bout, à l’exception logique de ses fenêtres de ravitaillement, dans un modèle de domination d’une course moderne de Formule 1. La dictature de Massa n’est pas sans rappeler celle que le Brésilien avait exercée 12 mois plus tôt sur ce même circuit d’Istanbul – en passe de venir le juge de paix de la saison avec Spa, en l’absence de Suzuka – où son talent avait explosé à la figure des deux prétendants au titre de l’époque, Michael Schumacher et Fernando Alonso.

 

Massa a bâti son succès en qualifications en signant sa 5è pole position de la saison au nez et à la barbe de Lewis Hamilton mais aussi et surtout de son équipier Kimi Räikkönen. Ce n’est pas le record du tour que le Finlandais a mis un point d’honneur à faire sien dans l’avant-dernière boucle (un magistral 1:27.295) qui entachera le succès de Massa. Kimi serait bien inspiré de réserver son meilleur effort pour les qualifications, clef de voute d’un week-end de Grand-Prix. Car si Räikkönen avait viré en tête au 1er virage à la faveur d’une pole position, les rôles auraient sans aucun doute été inversés et Kimi aurait bu le champagne du vainqueur pendant que Felipe se serait contenté de lui sucer la roue 58 tours durant. Le natif d’Espoo n’a pu rejouer le coup de Magny-Cours à Massa lorsqu’il avait pris le meilleur sur son équipier au moment des ravitaillements. Il embarquait l’équivalent d’un tour de carburant de moins que Massa et n’était en conséquence pas maître du jeu.

 

En signant son 3è succès de la saison, Felipe se porte à la hauteur de ses 3 comparses du carré d’as : 3 victoires pour Hamilton, Alonso, Räikkönen et Massa, pour l’un des championnats les plus disputés de l’histoire de la Formule 1. Le suspense ne pouvait rêver mieux ! Ferrari traîne cependant comme un boulet son manque de fiabilité. Si Massa et Räikkönen sont au coude à coude (69 points pour le premier, 68 pour le second), ils accusent encore plus d’une victoire de retard sur Lewis Hamilton (84 points). Le Britannique est le perdant du jour. Au contact des Ferrari en début de course – malgré la perte de la 2è place dès l’extinction des feux à cause d’une stratégie Ferrari particulièrement inspirée : les pneus tendres pour le premier relais, moins endurants mais qui permettent un meilleur envol –, le leader du championnat a vu ses espoirs de creuser l’écart sur Alonso et de limiter les dégâts vis-à-vis de la paire Ferrari partir en lambeaux en même temps que son pneu avant droit (42è tour, alors que la dernière marche du podium lui était promise), le point faible du package d’une F1 en Turquie.

 

   

 

Fernando Alonso a perdu ce que Massa a gagné en qualifications : une bonne place sur la grille de départ – qui préfigure ce que sera le scénario d’une course en 2007. Piégé par les deux BMW au départ, l’Espagnol était contraint à une course d’attente. Contrairement à ce qu’il espérait, doubler à Istanbul n’était pas une sinécure – Fernando a débordé les 2 BMW à la faveur des ravitaillements et non en piste. Les 18 secondes de retard qu’il accusait au 21è tour une fois les premiers pit stops bouclés, n’ont que peu évolué jusqu’à la fin de la course (26 secondes sous le drapeau à damiers). Peu importe au final, Alonso s’empare d’une 3è place inespérée qui lui permet de réduire l’écart qui le sépare d’Hamilton à 5 points.

 

Le fait marquant du Grand-Prix de Turquie – hormis la domination Ferrari – est le retour de Renault sur les talons de BMW. De Renault ou plutôt de Kovalainen, qui a définitivement pris le pas sur Fisichella. Le Finlandais a produit l’une de ses plus belles courses, sinon la plus belle, de l’année, sans rien concéder aux F1.07 et en devançant même celle de Kubica. Un exploit que Nico Rosberg a également fait sien et qui souligne la montée en puissance du fils du champion du monde 1982. Mais que ferait Nico s’il disposait d’une machine gagnante ?

 

En attendant le verdict du Tribunal d’Appel de la FIA – qui doit statuer sur la pénalité infligée à McLaren en Hongrie – Ferrari revient à 11 points des flèches d’argent. La Scuderia a surtout fait le plein de confiance au moment d’aborder 2 circuits qui devraient également lui sourire, Monza et Spa. Côté pilotes, Massa et Räikkönen doivent encore marquer en moyenne 3 points de plus qu’Hamilton d’ici la fin du championnat pour espérer coiffer la couronne mondiale.

26 Août
25 Août
25 Août
 
 
 
SAISON 2012
 
ACTUALITÉS
 
PHOTOS
 
LA FORMULE 1
 
GOODIES
 
SERVICES
 
POWERED BY
NTNZ
Automoto365 F1 RSS