WRC
Moto GP
SalonAutomoto.tv
Formule 1
28 Mai - 10:37
Bookmark and Share
Istanbul – Libres 1 : Un doublé McLaren

Avec le retour du championnat du monde de Formule 1 sur un circuit traditionnel, les écuries retrouvent leur tableau de marche : McLaren n’hésite pas à jauger le potentiel de sa MP4-25 tandis que Red Bull Racing en garde sous la pédale et que Ferrari œuvre dans l’unique but de préparer la course. Le doublé McLaren de la matinée est donc tout sauf une surprise mais au-delà des chiffres nous avons noté l’aisance de la MP4-25 dans les grandes courbes de l’Istanbul Park. Les deux bonnes surprises viennent de Renault (6e et 7e) et de Lotus qui se rapproche des écuries qui la devancent dans la hiérarchie. A l’opposé, Virgin Racing et son aérodynamique conçue virtuellement prennent une gifle magistrale. A noter que les pneus tendres, qui pourraient souffrir de la chaleur, n’ont pas encore été testés.

 

Météo : Soleil

Air : 26-29°C

Piste : 28-40°C

Vent : 0,3-2,8 m/s

Humidité : De 36 à 24%

 

Les enjeux du Grand-Prix de Turquie sont multiples. Alors que le championnat entre dans son deuxième et après l’atypique tracé de Monaco, le grand barnum de la F1 retrouve un circuit plus conventionnel et que les pilotes affectionnent particulièrement. Chacun attend ce rendez-vous avec impatience parmi les écuries de pointe : Red Bull Racing pour flatter l’aérodynamique léchée de la RB6 et pour tester son F-duct pour la première fois de l’année, Mercedes GP pour tenter d’exploiter le plein potentiel de la W01 – ce qu’elle affirme n’avoir pas pu faire en Espagne et à Monaco – McLaren pour retrouver le grand espace qui sied si bien à la MP4-25 et Ferrari pour faire honneur à son 800e Grand-Prix et pour se remettre en selle après le difficile week-end de Monaco. Chez Renault, dont la R30 est plus agile sur les tracés sinueux, l’objectif sera de repartir d’Istanbul en n’ayant pas concédé trop de terrain sur la concurrence et en ayant engrangé des données précieuses pour la suite du championnat.

 

Sur le plan individuel, les défis sont également légion. Massa doit se remettre en selle sur son circuit fétiche (3 victoires de 2006 à 2008) et Vettel compte prouver que ce sont les faiblesses de son ancien châssis qui l’ont empêché de rivaliser avec Mark Webber. Chez McLaren, Hamilton est à la recherche de sa première victoire et l’archer vedette des flèches d’argent, Michael Schumacher, rêve de décrocher une victoire sur un circuit qui lui a toujours résisté.

 

Sakon Yamamoto, qui retrouve la F1 pour la 1ère fois depuis le Grand-Prix du Brésil qu’il avait disputé pour le compte de Spyker, est le seul à limer le bitume Stambouliote et à enregistrer un tour chronométré pendant la première demi-heure d’essais. La présence du Nippon de HRT est une bonne nouvelle pour Senna (qu’il remplace) car il est hautement improbable que Yamamoto, avec tout le respect que l’on doit à son talent, soit en mesure de dominer copieusement les pilotes titulaires comme Christian Klien l’avait fait à Barcelone. Sakon manque de roulage et d’expérience alors que son compère Autrichien n’a jamais quitté le giron d’une écurie F1 depuis son départ de Red Bull Racing. Yamamoto arrête son chronomètre sur 1:37, à près de 10 secondes de la pole position 2009 (Vettel, 1:28.316) et du meilleur tour en course 2009 (Button 1:27.579). HRT est rapidement au prise avec une autre difficulté lorsque Karun Chandhok explique à sa écurie que sa monoplace plafonne à 33 km/h. L’Indien parvient à regagner son stand au ralenti (il prétextera avec humour que l’opération était destinée à faire bénéficier son écurie d’une bonne couverture télévisée). A l’opposé le mercure fait fissa pour gagner près de 10°C depuis l’ouverture de la piste (de 28 à 35°C à mi-séance) ce qui incite les gros bras à enfin se mettre en action.

 

A l’issue des premiers runs, Hamilton s’empare de la 1ère référence de la matinée (1:28.653) devant Button (1:29.615), Schumacher (1:29.897), Vettel (1:29.943), Petrov (1:30.065), Webber (1:30.097), Kubica (1:30.118) et Rosberg (1:30.404). Ferrari retrouve sa feuille de route traditionnelle – à laquelle elle avait fait une infidélité à Monaco – et tourne sans relâche dans l’optique de la course et non de la performance pure. Alonso et Massa sont 10e et 11e. En bas de la hiérarchie, Lotus et plus particulièrement Heikki Kovalainen (1:32.161) parviennent presque à ramarrer l’écurie qui la précède (Toro Rosso, Alguersuari 1:31.735).

 

Le dernier tiers de la séance est consacré aux réglages des monoplaces dans une configuration course et aucune amélioration notable n’est enregistrée, hormis pour Chandhok qui se hisse devant les deux Virgin Racing qui touche encore une fois du doigt les limite du tout virtuel pour la conception de l’aérodynamique de sa voiture. La spécification B de la VR-01 tourne dans les 1:35, à 3 secondes de sa rivale déclarée, Lotus. L’accident d’Adrian Sutil, qui est violemment sorti de la piste dans le fameux virage n°8, met un terme à la recherche de la performance à 3 minutes du drapeau à damier, lorsque plusieurs pilotes s’apprêtaient à partir à l’assaut du chronomètre.

 

28 Mai
27 Mai
26 Mai
26 Mai
25 Mai
 
 
 
SAISON 2012
 
ACTUALITÉS
 
PHOTOS
 
LA FORMULE 1
 
GOODIES
 
SERVICES
 
POWERED BY
NTNZ
Automoto365 F1 RSS