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McLaren a intégralement dominé les essais libres du 6e Grand-Prix de Turquie. Jenson Button a succédé à Lewis Hamilton en haut de la feuille des temps. Les deux Britanniques prennent en tenaille les deux sociétaires de Red Bull Racing. Trahi par son moteur, le co-leader du championnat, Mark Webber, n’a pu participer aux 5 dernières minutes d’essais. Le bloc de l’Australien arrivait au bout de son espérance de vie et n’est donc pas source d’inquiétude pour Red Bull Racing.
Météo : Soleil
Air : 30°C
Piste : 50-53°C
Vent : 1,8-4,4 m/s
Humidité : 20-23%
Bruno Senna ayant cédé son baquet au pilote essayeur HRT ce matin (Sakon Yamamoto), il est logiquement le premier à s’élancer en piste. Le Brésilien est rapidement rejoint par l’ensemble de la meute qui profite du dépôt de gomme de la 1ère séance et du GP2 pour prendre de meilleures marques que ce matin où beaucoup de pilotes se sont plaints d’une piste peu adhérente et sale.
Le binôme McLaren (Hamilton 1:28.692, Button 1:28.931) fixe les premières références de l’après-midi pendant que le tandem Red Bull Racing et Adrian Sutil patientent de longues minutes au stand, le premier par choix, le second par nécessité, son équipe réparant les dégâts de la sortie de piste de la 1ère séance. Les Ferrari tournent dans le haut de la fenêtre des 1:30, des temps très modestes qui témoignent de la lourdeur des F10 qui sont dans une configuration course. 8e et 9e Kobayashi (1:30.552) et De La Rosa (1:30.573) donnent raison à Sauber lorsqu’elle affirme que la C29 n’est à l’aise que sur les circuits à haute vitesse. L’écurie Helvétique constate que les pneus durs n’ont aucun mal à monter en température et que le premier tour est souvent le plus efficace, ainsi que le 4e ou le 5e si le pilote a pris soin de les ménager pendant deux tours afin de les roder consciencieusement. Mais pour l’ensemble du plateau, l’ennemi s’appelle le vent. Modeste dans la matinée, il souffle en rafale à près de 5 m/s dans le dos des pilotes dans la ligne droite des stands ; il déstabilise plus d’une monoplace dans l’enchaînement des deux premiers virages.
A la fin du premier tiers de la séance, Vettel (1:28.976) et Webber (1:29.058) n’ont aucun mal à talonner les McLaren mais aucune information ne filtre sur leurs quantités d’essence et l’on peut suspecter que les RB6 cachent leur jeu comme elles l’ont souvent fait cette année, à commencer par leur préparation de la saison, lors des essais hivernaux.
A mi-séance et alors que la hiérarchie traditionnelle d’un Vendredi se met en place, Nico Rosberg enregistre son premier tour chronométré qui le place directement dans le sillage de son équipier, en 6e position (1:29.154).
Le dernier tiers de la séance s’ouvre sur une salve de runs en pneus tendres. Hamilton améliore légèrement son meilleur temps (1:28.672) et voit Vettel (1:28.590) puis Webber (1:28.464) le déborder. Mais Button reprend le flambeau de son équipier (1:28.280). Le Britannique confirme la bonne tenue de la MP4-25 sur l’Istanbul Park. En pneus cerclés de vert, Alonso se hisse à la 4e place (1:28.725) tandis que l’autre Ferrari doit couper son élan à la suite d’une excursion sur les bas-côtés du virage n°8. La Scuderia explique que ses pneus sont trop endommagés pour que le Pauliste effectue une nouvelle tentative et il ressort des stands en pneus durs usés – le nombre de trains de pneus alloués à chaque pilote chaque jour d’un week-end de Grand-Prix lui interdit de piocher dans des pneus neufs.
En milieu de tableau, la bataille a longtemps fait rage entre les Williams, les Force India et les Sauber. Malgré un problème hydraulique qui a divisé par deux son temps de roulage, Hülkenberg se positionne au 12e rang derrière son compatriote Adrian Sutil qui devance son équipier, Vitantonio Liuzzi, d’une seconde. Dans les tréfonds du classement, Virgin Racing laisse in extremis la lanterne rouge à HRT mais ne parvient pas à rivaliser avec la Lotus de Kovalainen – privé du 3e rapport, Trulli a quant à lui mis pied à terre bien avant le drapeau à damier.
La fin de la séance est marquée par la perte de puissance brutale de la RB6 de Mark Webber qui laisse échapper une fumerole bleue avant que l’Australien ne coupe le contact pour éviter de trop endommager son bloc. L’Australien se laisse glisser à reculons dans une échappatoire du virage n°2 qui est en montée. Plus de détails sur le problème mécanique qui a frappé le leader du championnat dans nos prochains articles consacrés aux essais libres du Grand-Prix de Turquie. |