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9 Janvier - 18:57
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KERS, mode d'emploi

Le plus gros point d’interrogation des packages 2009 des formule 1 ne concerne pas les pneus slicks ni l’aérodynamique, mais le système qui n’a jamais été exploité en Formule 1, le KERS (système de récupération et de restitution de l’énergie cinétique). Pendant 6,67 secondes d’affilée et à raison de 400 kilojoules maximum par tour, le KERS incrémente la puissance des moteurs V8 2,4 litres de 81cv.

 

Williams est la seule écurie du plateau à utiliser un volant d’entraînement pour emmagasiner et restituer l’énergie dissipée au freinage (un système purement mécanique) alors que les autres écuries du plateau font appel à un système géré par un moteur électrique. C’est ce moteur, mal isolé, qui avait causé quelques tourments à BMW Sauber lors de sa 1ère utilisation en piste (le 1er mécanicien qui avait touché la monoplace avait servi de masse et avait été électrocuté). L’écurie Alémanique n’a pas encore effectué d’évaluation exhaustive de son KERS mais elle possède à ce jours une certaine avance sur ses rivales – au moins en terme de kilomètres engrangés.

 

KERS mode d’emploi, version BMW Sauber… « Honnêtement, nous avons encore du pain sur la planche, mais nous sommes sur la bonne voie » estime Christian Klien, pilote essayeur BMW Sauber, dans les colonnes du site officiel de la F1, « Je peux booster la puissance du moteur de 60 kilowatts pendant 6 secondes depuis le cockpit. Il faut presser le bouton aussi tôt que possible alors que l’on est encore en train de négocier le virage pour obtenir un avantage dans la ligne droite qui suit. J’ai le sentiment qu’il faudra probablement enclencher la procédure lorsque l’on sera, par exemple, sur le 3è rapport au milieu d’un virage. C’est à ce moment que ces 60 kilowatts arrivent immédiatement et requièrent donc toute l’attention du pilote. »

 

Mais si le bénéfice du KERS est incontestable sur le papier, ses effets secondaires peuvent être délétères s’ils sont mal gérés par les écuries et que le système intégré dans la monoplace détruit l’harmonie du véhicule. Pesant une quarantaine de kg, le KERS modifie significativement la répartition des masses et le centre de gravité d’une F1, et donc son équilibre. « En outre, le KERS modifie la répartition des masses. Nous avons moins de poids sur lequel jouer et le travail concernant les réglages devient donc un peu plus complexe » prévient Klien. Autre effet pervers du KERS, il tend à favoriser les pilotes au petit gabarit qui embarque plus de lest que leurs homologues plus grands et plus lourds. Une fois le KERS installé à bord, ces derniers ont moins de degré de liberté pour répartir le lest et ajuster la répartition des masses. « Il faudra tester le KERS dans la nouvelle voiture avant d’avoir une idée précise de ce à quoi nous attendre. Il n’est pas nécessaire et chaque écurie étudiera les options qui sont à sa disposition. Quel sera le gain et quelle sera la perte en termes de fiabilité ? Les pilotes les plus légers auront un avantage. 10kg de moins vous procure 10kg de plus en lest avec lesquels jouer sur l’équilibre. Mais l’effet ne sera pas énorme. Même si j’aimerais avoir un sérieux avantage sur les pilotes les plus grands, je doute que le KERS soit synonyme de fin de l’histoire pour eux. »

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