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2009 sera une année charnière dans la carrière d’Heikki Kovalainen. Débarquer au dernier moment chez McLaren Mercedes pour sa 2è année de F1, qui plus est aux côtés d’un prodige qui passa à 2 doigts et à 2 points d’être sacré dès sa 1ère apparition dans le championnat du monde de Formule Un, donne droit à une certaine mansuétude. Kovalainen n’en a pas abusé, lui qui a dominé Lewis Hamilton en vitesse pure sur un tour dans le premier tiers du championnat.
Mais les trajectoires des deux sociétaires de l’écurie de Woking se sont croisées. Ascendante pour le Britannique, descendante pour le Finlandais. Châtié par ses pneus qu’il usait trop et trop vite, Kovalainen a souvent été mis sous l’éteignoir par son équipier en fin de saison. Comme l’affirme l’adage qui a cours en F1, un pilote est aussi bon que ses derniers résultats. En l’espèce, Heikki débute 2009 avec l’image d’un pilote sérieux et travailleur mais au talent encore flou et sujet à caution.
Malgré la dimension prise par son champion du monde d’équipier, Heikki se dit plus en confiance qu’il y a un an à la même époque. Mais reconnaît en même temps que la MP4-24 comme les dernières évolutions de son aïeule le force à modifier son style de pilotage. « Elle est raisonnablement bien équilibrée à mon goût. Le grip est plus faible et il faut prendre soin des pneus – surtout à Jerez qui est un tueur de gommes. Je pense donc travailler un peu mon style de pilotage pour être plus prudents par endroits » avoue Kovalainen. « A part ça, l’auto me donne l’impression d’être une évolution de celle de l’année dernière – le tableau de bord, la position de conduite et le confort sont similaires à ce que j’avais l’année dernière. Ça revient à piloter la voiture de la saison passée avec les appuis de Monza ! » |