|
Un jeune pilote qui intègre le pinacle du sport automobile, et plus encore une écurie de pointe, ne peut que nourrir des espoirs de victoire et de titre mondial. Heikki Kovalainen ne déroge pas à la règle – comment pourrait-il en aller autrement alors que Kovalainen est aujourd’hui l’un des deux pilotes titulaires McLaren Mercedes ? Le Finlandais a relativement tardivement (par rapport aux standards modernes) embrassé la carrière de pilote de course (il a débuté en monoplace à l’âge de 20 ans, par la Formule Renault Grande-Bretagne), mais il a rapidement trouvé ses marques dans le cockpit d’une monoplace. Le natif de Suomussalmi a aussi et surtout su se faire remarquer par des personnes influentes et bien placées sur la planète sport automobile. Ses managers s’appellent Flavio Briatore et Bruno Michel.
Champion World Series by Renault (2004) et vice-champion GP2 (2005), Heikki est un Finlandais atypique. Petit, maniant la langue de Shakespeare à la perfection, extraverti et la langue bien pendue, Kovalainen est en rupture avec le portrait figé que d’aucuns se font des pilotes venus du froid. Heikki est aussi détendu et décomplexé dans ses relations avec la presse que lorsqu’il est harnaché derrière un volant. Vif d’esprit, le remplaçant d’Alonso a compris que les rôles seraient inversés cette année au sein de l’écurie anglo-allemande : il n’aura rien à perdre à tenter de terrasser Hamilton, tout comme Lewis avait tout à gagner à tenter de déstabiliser Alonso. « Mon objectif est d’être champion du monde. Je pense que je peux battre Lewis » prévient Kovalainen.
« J’ai énormément appris de l’année dernière. J’ai reçu un coup de pied au fesse pour élever mon niveau. Il était important de travailler avec l’équipe pour comprendre pourquoi j’étais lent. Tout était question de détails, qu’il fallait comprendre. L’équipe me garantit que j’aurai la même voiture que Lewis, j’aurai donc une chance de le battre. Il a failli remporter le championnat l’année dernière et il a attiré toute l’attention sur lui. C’est une superstar. Que dois-faire ? Je dois prendre mes marques et faire mon trou. Si je remporte le championnat, alors l’année prochaine à la même époque les gens s’intéresseront plus à moi. »
Heikki a joint le geste à la parole en signant le meilleur temps de la dernière journée d’essais de Valencia et en se ménageant plus d’une demi-seconde d’avance sur les deux Ferrari et une seconde pleine d’avance sur Lewis Hamilton. « Nous avions enlevé de l’essence, mais ce n’était pas dans une configuration qualification » reconnaît Heikki dans les colonnes de auto motor und sport, « Le but était que je puisse développer des sensations avec une voiture ayant peu d’essence à bord afin de savoir quoi faire en terme de réglages. » |