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Depuis 2007, avec Felipe Massa Lewis Hamilton est le meilleur performeur du championnat du monde de Formule Un dans l’exercice du tour rapide. Le Grand-Prix de Singapour 1er du nom devait d’abord se jouer dans un duel sans merci en qualifications. Le duel n’a pas eu lieu. Hamilton a été laminé par son rival au championnat. Mentalement solide comme un roc, Lewis recollera rapidement les morceaux de son moral émietté par la bourrasque Brésilienne qui a soufflé ce soir sur Singapour – c’était le Coup de Massa et non le Coup de Sumatra (orage violent accompagné de vents forts) tant craint par les pilotes !
Le pilote McLaren Mercedes avait déjà senti le vent du boulet en Q2. Il était en sursis après avoir été à 106 millièmes de seconde de ne pas échapper au couperet de la 2è phase des qualifications. Son 1er run avait été rapidement avorté à la suite d’une erreur et Lewis avait repris la piste à 3 minutes de la fin des Q2. Il avait la possibilité de boucler 2 tours. Le 1er n’a pas été propre mais le 2è fut catastrophique dans le 2è secteur, ironiquement le partiel dont il était maître depuis le début du week-end. La gestuelle d’Hamilton en rentrant aux stands en disait long. L’Anglais secouait les mains comme s’il venait de se brûler…
Son 1er tour des Q3 (1:45.638) le plaçait néanmoins à 2 dixièmes du poleman provisoire (Massa, 1:45.491). Lewis retrouvait des couleurs sous les projecteurs de Singapour. A la radio, son ingénieur lui expliquait où il avait perdu du temps sur Massa : 1 dixième dans le 1er et le 3è secteur (bouclés 28,5 et 36,2 secondes). Que croyez-vous que fit Lewis ? Il gagna 1 dixième dans chacun de ces partiels ! Mais la mission était impossible aujourd’hui. Massa gagnait les dixièmes par poignée dans son ultime tentative (2 dans le 1er secteur, 1 de mieux dans le 2è et enfin 4 dans le dernier !).
Lewis n’a rien à se reprocher mais il peut se poser des questions sur la compétitivité comparée des deux meilleures montures du plateau. Quelle est la quantité de carburant embarquée par Felipe Massa ? Plus à l’aise en pneus durs, la Ferrari sera-t-elle aussi à l’aise sur la durée d’un relais ? Comment endiguer la marée rouge au départ en étant situé du côté sale de la piste ? Pourquoi les Ferrari ont-elles sacrifiées leur Vmax (McLaren Mercedes possède les 2 meilleures, Ferrari intègre de justesse le top 10) ? Les orages viendront-ils à son secours demain soir ?
Heikki Kovalainen s’est quant à lui fourvoyé dans son choix de pneus. Le Finlandais a constamment entamé ses premiers tours lancés des 3 phases en pneus tendres, avant de se rabattre sur les durs pour signer un temps respectable.
Lewis Hamilton (2è, 1:45.465) :
Après avoir viré large dans la 2è partie des qualifications, j’ai décidé de jouer la carte de la sécurité dans le tour qui me restait à accomplir et j’ai heureusement pu me qualifier pour les Q3 et finalement sur la 1ère ligne de la grille. J’étais très rapide après le 1er secteur, mais je devais encore améliorer les 2 derniers pour avoir une chance de faire la pole position. J’ai perdu du temps dans le virage 5. Nous avions de bons réglages mais le choix des pneus n’était pas évident et je ne sentais pas de grandes différences entre les tendres et les durs.
Heikki Kovalainen (5è, 1:45.873) :
L’équilibre de ma voiture était parfait en Q1 et Q2. De toute évidence les pneus tendres n’ont pas aussi bien fonctionné que les durs aujourd’hui. En Q3 j’ai légèrement touché le mur à 3 virages de la ligne de chronométrage, dans mon dernier tour lancé. Ça m’a coûté un peu de temps. C’est tellement serré de nos jours que la moindre erreur vous coûte quelques places sur la grille de départ, même si votre voiture est bien équilibrée.
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