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Pour la 1ère fois depuis le début de l’année, aucune BMW Sauber n’a menacé le carré d’as du championnat de lui subtiliser la pole position. La déception est à la hauteur de l’importance de l’ordre de la grille de départ à Monaco. Robert Kubica a été victime du fléau de Monaco : le trafic. Situé 50 à 100 mètres devant lui, Hamilton n’a ni bloqué ni gêné le Polonais – les F1 ne sont pas déventés dans les virages lents de Monaco – mais Kubica a tenté de contourner la difficulté de savoir un pilote devant lui en ralentissant dans son tour lancé. Il a du coup également ralenti la phase de montée en température de ses Bridgesone…
Le coup était passé près lors des deux derniers Grand-Prix (Espagne et en Turquie), il a cette fois décapité les espoirs de Nick Heidfeld de bien figurer sur la grille de départ du Grand-Prix de Monaco. Privé de Q3 pour la 1ère fois de la saison (et pour la 1ère fois en 28 tentatives) le coup est rude pour l’Allemand, car formidablement symbolique : c’est en effet également la première fois que BMW Sauber ne place pas ses deux monoplaces dans le top 10 et Robert Kubica s’est ménagé une seconde pleine d’avance sur la natif de Mönchengladbach en Q2 où les F1.08 avaient adopté la même configuration : peu d’essence à bord et pneus tendres.
Robert Kubica (5è, 1:16.171) :
J’ai attaqué à chaque tour et je ne pouvais pas faire mieux aujourd’hui. Malheureusement, Lewis Hamilton était devant moi pendant mon dernier tour lancé. Il ne m’a pas retenu mais une voiture devant vous représente toujours un risque. J’ai essayé de creuser l’écart qui me séparait de Lewis dans mon tour de lancement, la température de mes pneus a chuté et j’étais très lent dans le premier secteur de mon dernier tour.
Nick Heidfeld (13è, 1:16.455) :
Je n’ai malheureusement pas grand-chose à dire : le résultat de mes qualifications est décevant. Je ne suis pas parvenu à faire correctement chauffer les pneus. |