| Le troisième pilote du Renault F1 Team a passé la journée d’hier sur le circuit et livre ses impressions. Qui est à l’aise, qui ne l’est pas ?
Ciel bleu, température clémente, bataille acharnée entre quatre équipes pour le podium : Franck Montagny a décidé d’appréhender sa journée du samedi de manière différente. Afin de donner un avis supplémentaire à l’équipe et de se faire une idée sur les forces des rivaux de Renault, il a observé les roulages d’aujourd’hui depuis le bord de la piste. Les enseignements sont assez riches.
« J’ai choisi de me poster entre les virages 1 et 2 », explique le troisième pilote de l’équipe, « Cet enchaînement est assez révélateur et permet de se faire une bonne idée de l’équilibre de chaque monoplace. Le premier nécessite un freinage assez fort, et la corde est en dévers. De plus, un tour fait décoller la roue avant droite. La traction en sortie est primordiale alors que la piste remonte un peu, et qu’elle descend à nouveau au milieu du deuxième virage. »
Pas besoin de chronomètre, les qualités des châssis permettent de dégager une hiérarchie assez précise. « Les Williams sont assez à l’aise dans le premier virage et, même si elle souffrent d’un léger sous-virage qu’elles traînent jusqu’à la sortie, elles se montrent rapides dans ce secteur. », explique Franck, « Les Renault semblent elles aussi à la fête : excellente motricité en sortie, aucune nervosité. Les McLaren, enfin, me semblent également compétitives, surtout celle de Kimi Raikkonen. »
Qu’en est-il des BAR ? « Je ne les trouve pas impressionnantes dans le virage 1. », confie Franck, « En revanche, elles se montrent diablement efficaces dans la courbe suivante. Jenson et Takuma l’avalent très rapidement, en une accélération constante après un léger freinage simultané pour asseoir la voiture, sans que l’antipatinage n’entre en action de manière trop prononcée. Les pilotes Renault, quant à eux, choisissent de passer le rapport supérieur dans ce secteur afin de stabiliser le châssis. »
Reste à évoquer le cas des Ferrari. « Leurs pilotes ne donnent jamais l’impression de forcer, si bien qu’il est parfois difficile de savoir s’ils attaquent ou non. Tout a l’air assez simple : freinage en ligne, sans vibration dans le volant, braquage, réaccélération. C’est comme si cette voiture n’avait rien d’extraodinaire… jusqu’à ce qu’on regarde le chronomètre ! »
Enfin, Franck demeure très optimiste pour la course. « Nous avons toujours pris de bons départs et les chances de Jarno ne sont pas négligeables. », conclut-il, « Il pourrait virer en tête dans le premier virage, et la physionomie de la course en serait profondément changée. Reste à bien passer le premier virage… diablement serré ! »
Source : renaultf1.com | |
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