Au-delà de ses prouesses lors des essais libres et qualificatifs du Grand-Prix d’Italie, un ton encore au-dessus de son premier podium F1, l’authentique exploit du virtuose Adrian Sutil est celui qui est passé le plus inaperçu, hier à Monza.
A armes égales avec les gros bras du championnat, et notamment avec les deux derniers champions du monde qui avaient opté pour la même stratégie de course que lui (Hamilton et Räikkönen), le pilote Force India a signé le meilleur tour en course. A une époque où les qualifications peuvent accoucher d’une hiérarchie n’ayant aucun rapport avec l’échelle de valeur réelle (les quantités de carburant en Q3 dictent les performances), l’exercice du tour rapide en course est souvent considéré comme le symbole de la dextérité et de la célérité d’un pilote. En l’espèce, Kimi Räikkönen est un maître en la matière, avec 35 meilleurs tours en course. Hier, Sutil a dominé le Finlandais, mais aussi un Hamilton déchaîné, et deux Brawn GP scintillantes. A titre de comparaison, malgré l’impression laissée en qualifications, Fisichella n’avait pu faire mieux que le 6è chrono, il y a une semaine à Spa-Francorchamps.