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Après Stefano Domenicali et Piero Ferrari, c’est au tour du Président du groupe, Luca Di Montezemolo, d’affirmer que le 20è Grand-Prix d’Europe, disputé le week-end dernier sur le circuit de Valence, était une mauvaise publicité pour la Formule Un et qu’il a décrédibilisé le sport. « Le résultat de la course n’était pas représentatif. Ferrari, qui était compétitive lors du GP d’Europe, a payé un prix trop élevé en respectant les règlementations » estime Di Montezemolo en faisant référence aux 8è et 11è places d’Alonso et de Massa qui étaient pourtant à la lutte avec Lewis Hamilton lorsque ce dernier a débordé la voiture de sécurité, au 9è tour, « Ceux qui n’ont pas respecté la loi ont été pénalisés d’une manière moins sévère que les dégâts subis par ceux qui ont respecté la réglementation. »
Et le Président de Ferrari de ne pas s’arrêter au stade de l’amertume mais d’oser donner un conseil à la Fédération Internationale de l’Automobile en lui recommandant de revisiter sa réglementation… « Ce sont des évènements inacceptables qui créent un dangereux précédent et qui jettent le doute sur la crédibilité de la F1. Nous sommes certains que la FIA analysera en profondeur ce qui s’est passé et qu’elle prendra des mesures en conséquence. Ferrari observera ça avec intérêt. »
La volée de bois vert de la Rossa pourrait s’expliquer par l’intérêt que l’écurie de Maranello a de dresser un écran de fumée pour faire oublier le débat concernant la règle des essais privés. Ils sont rigoureusement interdits pendant la saison régulière (entre le premier et le dernier Grand-Prix) mais les roulages à visée marketing sont autorisés dans la limite du raisonnable et à condition que les F1 soient équipées de pneus différents de ceux fournis par Bridgestone dans le cadre du championnat du monde de Formule Un.
La semaine du Grand-Prix d’Europe, McLaren s’était émue que Fernando Alonso roule à Fiorano au volant d’une F10, officiellement pour raison commerciale, mais comment ne pas y voir également une manœuvre judicieuse pour valider certaines des innombrables pièces que la Scuderia Ferrari a étrenné en course trois jours plus tard ? « Je ne pensais pas qu’il y aurait besoin d’une clarification mais visiblement elle s’impose pour certains » avait observé le directeur de McLaren, Marthin Whitmarsh en grinçant des dents en apprenant la nouvelle du roulage commerciale. « La F1 est très concurrentielle et les gens essaient de tirer avantage de toute ambigüité. Ce n’est pas ambigu dans mon interprétation Anglaise de la chose, mais de toute évidence d’autres ont pensé que ça l’était. La tentation est là […] Une fois que quelqu’un fait quelque chose alors tous les autres se disent ‘Bien, si c’est l’interprétation que tu fais, alors je vais à mon tour la pousser jusqu’à la limite’. » |