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« L'Asie est l'avenir de la F1, l'Europe son Tiers-Monde », la formule choc de Bernie Ecclestone, lancée il y a 18 mois lorsque le monde n’était pas entré en récession et que la F1 n’avait pas encore la nécessité de se recentrer sur son noyau dur, a plus que jamais du plomb dans le verbe. L’Inde, emblème du pays émergeant que le patron de la FOM veut introniser dans le calendrier du championnat du monde et que les constructeurs automobiles sont impatients d’inviter au festin, a déclaré par la voix de son Ministre des sports que l’organisation d’un Grand-Prix était sans intérêt pour le pays…
« Il n’aurait aucun impact sur le développement des sports dans notre pays. La F1 n’est pas purement un sport, c’est un divertissement et ce projet de JPSK est une initiative commerciale » estime le Ministre des sports dans une lettre adressée en Janvier dernier au promoteur du GP d’Inde qui devrait voir le jour en 2011 – le promoteur en question, JPSK, demandait le versement de €36,5 millions à la FOA de Bernie Ecclestone.
« La course proposée ne satisfait pas les critères qui doivent être au centre d’un projet humain pour exceller en compétition, face à d’autres, en respectant l’esprit des Olympiades » poursuit le Ministre, cité par le Times Of India.
De son côté, JPSK réaffirme sa volonté d’accueillir la Formule Un à l’horizon 2011. « Oui, nous avons essayé d’obtenir une considération de la part du gouvernement et s’il le faut nous essaierons encore. Nous sommes impliqués à 200% dans l’organisation d’une course de F1 en Inde » a déclaré Samir Gaur, directeur de JPSK, au Times. |