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Lewis Hamilton a signé avec autorité sa 2è pole position de la saison après Valence, la 15è de sa carrière. Le Britannique devance Adrian Sutil qui se retrouve encadré par deux champions du monde, Kimi Räikkönen prenant place sur l’intérieur de la 2è ligne. Pour la 1ère fois de son histoire, Force India place ses 2 monoplaces en Q3, Liuzzi (7è) devançant ironiquement Fisichella (14è). 5è et 6è, Barrichello et Button réussissent des qualifications parfaites, dixit Ross Brawn, tandis que Red Bull Racing inquiète en fermant la marche du top 10.
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Q1 : Hamilton en représentation
Lewis Hamilton avait-il un adversaire à sa hauteur aujourd’hui à Monza ? Rien n’est moins sûr malgré la formidable bagarre à trois, cinq ou sept que se sont livrés les Brawn GP, McLaren Mercedes, Räikkönen, Alonso et Sutil tout au long des 3 phases des qualifications du Grand-Prix d’Italie. Le champion du monde en titre a frappé fort dès le début de la première séance en claquant un 1:23.384 qui était sur l’instant rien moins que le meilleur temps de l’après-midi. La prouesse n’est pas passée inaperçue : il n’a fallu qu’un tour à Lewis là où ses adversaires devaient s’employer durant 3, voire 4 boucles pour faire suffisamment monter leurs pneus en température. Räikkönen avait entamé sa série par un fébrile 1:24.822, Button par 1:24.484, Barrichello par 1:25.375, Sutil par 1:24.245.
Dans le même temps, un drame se jouait pour Williams, dont les 2 pilotes n’ont pas évité le couperet des Q1, ainsi que pour Glock, qui fulminait, « Mon tour a été détruit par Buemi ! Il était juste devant moi et je n’ai pas pu faire un tour rapide. »
Le Suisse avait lui-même été passablement gêné par Hamilton lorsque ce dernier sortait des stands pour un ultime tour qui ne changera rien mais qui pourrait avoir de fâcheuses conséquences si les commissaires devaient décider que l’Anglais a ralenti le pilote Toro Rosso.
Q2 : Les moteurs BMW perdent pied
En Q2, la foudre s’abattait coup sur coup sur les deux BMW Sauber. Heidfeld et Kubica rapportaient la même perte de puissance de leur bloc et se voyaient intimer l’ordre de couper leur élan derechef afin de sauver ce qui pouvait encore l’être. C’est la consternation chez l’écurie Alémanique : Nick Heidfeld étrennait son 7è propulseur à Monza. Il reste à déterminer si l’Allemand et son équipier devront puiser dans leur réserve et utiliser leur dernier bloc neuf en course.
Les deux BMW Sauber n’étant plus dans la course au top 10, il restait 3 pilotes à envoyer au purgatoire. Sur ses terres, la délégation Italienne perdait sans surprise 2 éléments : la seconde Toyota (Trulli) ainsi que Fisichella. Malgré un potentiel prometteur, Grosjean ne parvenait pas à boucler un tour propre dans son dernier relais et glissait au 12è rang. Le Français avait des sentiments mitigés à sa descente de voiture. « C’est ma meilleure qualification de l’année et je ne suis pas très loin de Fernando. Mais j’aurais voulu faire mieux. L’auto était très difficile à conduire en qualifications » explique le Franco-Suisse.
Q3 : Le KERS dicte-t-il les stratégies ?
Kimi Räikkönen, Lewis Hamilton et Adrian Sutil ont été les 3 premiers pilotes à enregistrer un tour lancé en Q3. Ils seront les 3 premiers sur la grille de départ. Les 7 autres participants à la dernière phase des qualifications ont soit laissé filer les 5 premières minutes, soit on coupé leur élan alors qu’ils avaient entamé un tour rapide. Aveu d’impuissance, complexe de supériorité mal placé ou prise de conscience qu’il ne fallait effectuer qu’un seul run de 2 ou 3 tours rapides avec un train de pneus tendres neufs ? La dernière option ne s’applique pas à Button, qui a préféré faire confiance aux Bridgestone dur. Comme souvent cet été, le leader du championnat est à l’opposé de la grille d’exploitation de ses adversaires.
On pouvait lire la satisfaction sur le visage des locataires du garage Brawn GP. Il est probable que Button et/ou Barrichello ait opté pour une stratégie à 1 seul ravitaillement. Red Bull Racing a-t-elle également tenté un coup de poker en s’apercevant qu’elle n’était pas en verve à Monza, contrairement à toutes les prévisions ? Brawn GP et Red Bull Racing ont aussi pu être tenté de laisser les utilisateurs du KERS coloniser la 1ère ligne de la grille en sachant pertinemment que leur hypothétique pole position serait rapidement jetée aux oubliettes par McLaren Mercedes, Renault et Ferrari au départ. D’où l’idée d’effectuer un premier relais plus long et de miser sur les ravitaillements pour dépasser les adeptes du système de récupération d’énergie cinétique, qui sont impossibles à déborder en piste… |