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Pour la première fois depuis son retour au calendrier du championnat du monde de Formule 1, en 2000, le Brickyard d’Indianapolis n’aura pas rendez-vous avec la F1 la saison prochaine. L’édition 2005 – seulement 6 pilotes avaient pris le départ – a ouvert des blessures qui ont eu du mal à cicatriser mais le ver était dans le fruit bien avant. L’esprit de la course automobile tel qu’il est transmis de génération en génération outre –Atlantique est incompatible avec la quarantaine que subissent les spectateurs de la Formule 1, interdits de s’approcher des pilotes et des monoplaces.
2007 n’a fait que confirmer la fracture qui s’est ouverte entre la F1 et la philosophie de la course aux USA. Indianapolis n’est pas disposé à payer rubis sur l’ongle la venue du grand Barnum de la F1 sans qu’il ne soit capable de faire un geste fort en faveur du show et des spectateurs.
Pourtant, la F1 ne peut faire l’économie d’un rendez-vous aux USA – pour son image qui se veut planétaire et pour les constructeurs pour lesquels les USA représentent un marché unique. Le président du Brickyard a par exprimé son désir de voir la F1 revenir sur le mythique circuit qui accueille les 500 miles d’Indianapolis. « Je pense que la F1 reviendra, je le crois sincèrement » a expliqué Joie Chitwood à Bloomberg, « Il n’y a rien de définitif et je pense que le dialogue est instauré. Il faut trouver la bonne formule afin que chacun en bénéficie. Nous avons beaucoup investi et nous avons été déçus de voir l’évènement fuir d’ici. Pour nous, l’objectif est de voir s’il y a moyen de faire revenir la F1. »
Sera-t-il entendu par Bernie Ecclestone ? Indianapolis peut se passer de la F1 – elle accueillera le MotoGP en 2008 – mais l’inverse est-il vrai ? Le patron de la FOM étudie d’autres projets, notamment dans le cadre d’un tracé urbain. Une seule certitude, les USA devront rapidement réintégrer le calendrier, avant que ne numerus closus (20 GP) soit atteint. |