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Le championnat de Formule 2 ouvre ses portes ce week-end à Valence, sur le circuit Ricardo Tormo de Cheste, qui accueille régulièrement la F1 pendant la saison hivernale. La nouvelle mouture d’un exercice qui était autrefois le prolongement de la F1 et où les pilotes de la discipline reine s’y produisaient, puis qui est devenu un vivier pour la F1, a changé de vocation. La F2 version XXIè siècle aura remporté son pari si elle permet à de jeunes pilotes talentueux mais non fortunés de percer au plus haut niveau du sport automobile.
Le châssis conçu par Williams est propulsé par un moteur Audi turbo de 1.8 litres de cylindrée et développant 400cv. Les F2 possèdent un overboost qui alloue ponctuellement 50cv supplémentaires à son utilisateur, pour un maximum d’environ 6 secondes par tour, qui sera défini précisément lors de chaque rendez-vous.
Parmi les favoris du premier championnat F2 nouvelle génération, on retrouve quelques rares authentiques espoirs du sport tel Robert Wickens (le Canadien s’est essayé à la F3 et à la Formule Renault 3.5 avec un certain succès) et Mirko Bortolotti (champion en titre F3 Italie) ou encore le Français Julien Jousse (vice-champion Formule Renault 3.5 en 2008) et Andy Soucek. L’Austro-Espagnol court depuis 2006 en WSbR et GP2 et passe plus pour un ancien espoir que pour l’incarnation de la nouvelle génération. Le Serbe Milos Pavlovic et le Russe Mikahil Aleshin sont à ranger dans la même catégorie. La F2 c’est aussi une ribambelle de jeunes pousses parmi lesquelles deux fils d’ancien pilote, Alex Brundle et Henry Surtees. Enfin, la gent féminine sera représentée grâce à la cousine de Sébastien Buemi, Natachan Gachnang.
Parmi les 24 pilotes du plateau, rares sont ceux qui osent s’aventurer sur le terrain des pronostics. Robert Wickens se lance sans retenue et avec détermination, conscient que la F2 doit être un tremplin et non un cercueil pour sa carrière. « Je m’attends à obtenir de bons résultats pour l’ouverture de la F1. Les essais se sont bien passés et la voiture est réactive, elle répond bien aux changements de réglages. Je pense que j’ai une bonne chance de quitter Valence en tête du championnat et mon objectif sera de remporter les 2 courses ! »
De son côté, la Suissesse du plateau rappelle « « Il est certain que le championnat sera très serré. Il n'y a pas de réelle hiérarchie et très peu de choses font la différence. A la lecture des feuilles de temps, vous constatez que pas moins de 21 pilotes se tiennent dans la même seconde ! Bien sûr, je connais le tracé de Valence. C'est une piste technique très intéressante, mais ce n'est pas celle que je préfère. Mais nous verrons bien... j'ai hâte de découvrir, avec mon ingénieur, la limite de notre voiture sur ce circuit. » |