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Les restrictions qui se succèdent en avalanche sur le championnat du monde de Formule 1 ne sont pas sans conséquence sur la carrière de nombreuses personnes travaillant dans le domaine : du fait de la règle du gel des V8 2,4 litres, les départements moteurs sont désertés par certaines figures du sport (dernier départ en date, le directeur historique des projets moteurs de Toyota, Luca Marmorini, a donné sa démission à l’entreprise de Cologne) et la réduction des essais privés a incité les écuries à revoir leurs effectifs à la baisse et à revoir leur politique en matière de pilote essayeur : Toyota et Renault font confiance à un représentant de leur programme spécifique, mais BMW Sauber s’est tourné vers un ancien pilote de Formule 1, Christian Klien, plutôt que vers un néophyte prometteur.
« Nous avons abaissé les essais à 30.000 km maximum et non plus 15.000. Aucun essai ne pourra se dérouler pendant la saison. Ce qui veut dire aucun roulage dans une période s’étalant entre 7 jours avant la 1ère course et le 31 Décembre. Aucun essai d’aucune sorte ne sera autorisé hormis 8 jours pour des tests aéro en ligne droite » rappelle Charlie Whiting.
Ces essais privés, principalement hivernaux, étaient aussi et surtout l’occasion pour les pilotes essayeurs – le plus souvent des espoirs qui doivent tout apprendre d’un milieu professionnel aussi abouti que la Formule 1 – de faire leurs classes et leurs preuves afin de devenir des candidats potentiels à un baquet de pilote de course. Les essais étant capés à 15.000km – et interdit pendant la saison régulière – le rôle de pilote essayeur a perdu de sa superbe et ne joue plus le rôle formateur auprès des néophytes. La FIA affirme avoir réservé des créneaux spécifiques aux jeunes pousses… « Nous avons réservé quelques jours pour que les jeunes pilotes puissent s’entraîner ». Il reste à savoir quand Romain Grosjean prendra la R29 en mains et combien de kilomètres le Français accumulera au volant d'une F1 dans le courant de l'année 2009. |