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31 Juillet - 19:05
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La FIA saisit la Cour d’Appel

Le verdict du Conseil Mondial du Sport Automobile de la FIA a eu le mérite de faire la quasi-unanimité… contre lui. Hormis McLaren, qui ne pouvait que se féliciter de la mansuétude de la Fédération Internationale de l’Automobile, l’ensemble du milieu s’est ému qu’un accusé convaincu de culpabilité soit blanchi comme neige. Une amende à 7 chiffres auraient permis à la FIA de ne pas créer un précédant et d’affirmer son autorité et son intransigeance dans une affaire d’une gravité inégalée dans la discipline.

 

La FIA a-t-elle pris conscience que sa crédibilité était en jeu ? Probablement. Car sa réaction à la missive envoyée par l’ACI (Automobile Club d’Italia) par la voix de son président, Luigi Macaluso, ne saurait être guidée par la pression. A moins que la FIA ne soit qu’une bouée ballottée de droite et de gauche en fonction de la dernière marée. Personne n’oserait y croire…

 

« Nous avons été informés de la décision du Conseil Mondial, réuni ce 26 Juillet » rappelle l’ACI en préambule, « Nous avons également échangé des points de vue avec notre licencié, la Scuderia Ferrari. Nous devons confesser que nous trouvons difficile de justifier comment une écurie n’a pas été pénalisée alors qu’elle a été convaincue de culpabilité selon l’article 151 du code sportif international. L’infraction au règlement est très grave car il a été démontré que McLaren Mercedes s’en est rendue coupable en plusieurs occasions et avec plusieurs des membres de sa direction (…) »

 

« Le fait que le Conseil Mondial ait décrété qu’il y avait infraction à l’article 151c du règlement signifie que toutes les conditions requises pour l’infraction ont été remplies. Nous ne voyons pas en quoi il serait nécessaire d’apporter des preuves supplémentaires pour justifier une sanction. L’histoire récente de la Formule 1 apporte des exemples d’une sanction sévère à la suite d’une infraction à l’article 151c » poursuit Luigi Macaluso en ayant probablement en tête l’affaire Honda Racing, qui avait vu l’écurie de Brackley exclue temporairement du championnat 2005.

 

« Nous suggérons respectueusement que, en votre qualité de président de la FIA et en accord avec les pouvoirs qui vous sont conférés, la clause 23 du paragraphe 1 du statut de la FIA et l’article 1 des règlements de l’ICA, l’affaire soit soumise à la Cour d’Appel de la FIA. Cela permettrait à notre licencié, Ferrari, au nom duquel nous prendrions part au processus, et peut-être à d’autres écuries également, de soumettre son opinion et ses positions et de protéger ses droits. En effet, Ferrari et deux autres écuries au moins, ont assisté au Conseil Mondial en tant que témoins et non parties. Elles n’ont donc pas été entendues. »

 

« Votre lettre suggère que l’issue aurait pu être différente si le Conseil avait donné à Ferrari l’opportunité d’être entendue au-delà des faits qui ont été exposées » consent Max Mosley dans une lette envoyée ce jour à l’ACI. « De ce fait et parce qu’il est important que l’issue de cette affaire ait la confiance du public, je renvoie cette affaire devant la Cour d’Appel de la FIA en vertu de l’article 23.1 des statuts de la FIA, avec une requête d’audition de Ferrari et McLaren et de tout autre compétiteur du championnat du monde qui en manifesterait le désir. »

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