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Sebastian Vettel a enregistré aujourd’hui son 4è abandon en 10 Grand-Prix. La fiabilité pourrait bien être le maître mot au moment du décompte final. Jenson Button n’est jamais rentré bredouille jusqu’à présent et Vettel, qui souhaite avoir le statut de prétendant au titre, n’est pas plus souvent rentré dans les points que Trulli ou Glock. Pire, l’Allemand a abandonné sur 2 sorties de piste (Malaisie et Monaco) et 2 collisions (Australie et Hongrie). Il n’a donc pas encore eu à essuyer les affres de la panne mécanique qui laisse rarement un pilote tranquille sur la totalité d’un championnat.
Sebastian affirmait hier que s’élancer du côté sale de la piste ne lui poserait pas de problème. L’histoire lui a donné tort et Red Bull Racing a participé au naufrage du pilote d’Heppenheim en chaussant sa RB5 de pneus durs, moins réactifs, pour le premier relais du GP de Hongrie. Situé sur la 1ère ligne de la grille, Vettel était en 5è position entre les deux premiers virages, derrière Alonso, Hamilton, Webber et Räikkönen. L’incident qui a impliqué ce dernier et Vettel est typique des goulets d’étranglement que forment les premiers hectomètres d’un Grand-Prix. Si Sebastian affirme que Räikkönen est venu le percuter en se déportant sur la droite, il devait aussi se douter que le Finlandais, qui le précédait ne laisserait pas l’étau des Red Bull Racing se fermer sur lui sans réagir.
« Il y a eu une collision entre moi et Kimi au 1er virage. J’étais à l’intérieur et j’avais la place pour accélérer, mais sa voiture m’a touché. Il a heurté mon auto, ce sont des choses qui arrivent. C’est la raison pour laquelle mon 1er pit stop s’est mal passé et à un moment donné la suspension avant gauche s’est effondrée et j’ai dû abandonner » explique Sebastian Vettel, « Nous savions que ce serait serré avec d’autres écuries mais au départ de la course il n’y a rien que vous puissiez faire à part enfoncer la pédale de droite. Nous avons un bouton situé sur le volant, qui est similaire à celui des autres équipes, mais rien ne se passe lorsqu’on le presse ! On arrive dans le 1er virage et 5 ou 6 voitures sont à vos côtés, au lieu de 3 ou 4 d’ordinaire. » |