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Atome indispensable à la constitution du monde vivant, le Carbone est honni du monde moderne sous sa forme dioxyde (CO2) que l’industrie émet par milliers de tonnes dans l’atmosphère et qui contribue au réchauffement de la planète. L’industrie automobile, et le sport en particulier, ne sauraient ignorer deux facteurs : le danger représenté par le dioxyde de carbone – et donc la nécessité impérieuse de réduire ses émissions – ainsi que l’appétence des civilisations modernes pour la préservation de l’environnement et tous les programmes qui y sont associés. Lorsqu’elle a refusé d’embrasser la cause écologique, à l’époque de la Présidence de Max Mosley, la Formule Un s’est coupé d’une partie de son public (avéré ou potentiel) et a incité Bridgestone à prendre du recul par rapport à une discipline de plus en plus considérée comme une machine polluante qui n’intéresse qu’un microcosme dont les excès ne doivent pas obérer l’avenir des nouvelles générations.
Les constructeurs automobiles ont compris que la F1 sera verte ou ne sera pas. Aussi, réunis sous l’égide de la FOTA (Formula One Teams Association) ont-ils préconisé le retour du KERS (système de récupération de l’énergie cinétique, qui pourrait autoriser jusqu’à 30% d’économie de carburant sur une voiture de tourisme). Une mesure encouragée et adoubée par la Fédération Internationale de l’Automobile (FIA). Aujourd’hui, la FOTA va plus loin en dévoilant un vaste programme de réduction des émissions de dioxyde de carbone dans l’atmosphère. Le premier volet concerne un audit exhaustif qui a été confié à un intervenant extérieur qui fait autorité dans le domaine, Trucost. Ce dernier a étudié l’intégralité des activités de la F1 et de ses fournisseurs et a proposé des mesures de réduction des émissions du carbone applicables dans l’immédiat mais aussi dans un futur proche.
« Les études de Trucost démontrent que les émissions de carbone générées par les essais et les courses de Formule Un ne représentent qu’une petite quantité des émissions globales générées par la F1, et il est important de préciser que cette analyse comprend toute la chaîne F1 » explique la FOTA, « La F1 est, et doit rester le pinacle du sport automobile mondial. Tout comme la F1 a traditionnellement été une plateforme pour le développement de technologies exploitables par l’industrie automobile, et doit continuer de l’être. Beaucoup de technologies F1 ont été introduites ultérieurement dans la production de voitures de tourisme. Le turbo, l’injection, le KERS, le retour variable des valves pneumatiques ont tous été développés par la F1 et il est dans l’intention de la FOTA, en collaboration avec la FIA, de faire en sorte que la F1 continue d’être le pionnier de nouvelles technologies qui doivent permettre à la société de faire face au défi de l’avenir. La F1 est, et doit continuer d’être tourner vers l’efficacité en premier lieu. Les F1 doivent continuer d’être rapides et excitantes, mais il est également nécessaire que leurs moteurs et leurs trains roulants soient aussi efficaces que possible. »
« C’est avec ces données à l’esprit et en travaillant de près avec la FIA que la FOTA s’engage à travailler au développement de nouvelles règlementations spécifiques pour les moteurs et les trains roulants des F1, qui entreront en vigueur en 2013 afin que chaque participant au championnat du monde soit dans l’obligation avec des moteurs qui permettent d’améliorer l’efficacité du carburant. Dans le même temps sera effectué une révision de la réglementation sportive qui augmentera le bénéfice d’une réduction supplémentaire de la consommation d’essence. »
Le Président de la FOTA, et directeur général de McLaren, Matin Whitmarsh, a déclaré « La bonne nouvelle est que grâces aux récents efforts de la FIA et de la FOTA, il a été possible de réduire les ressources et d’améliorer l’efficacité de la F1, et ainsi de réduire les émissions de carbone générées par la F1. De plus, en nous basant sur ce qui a déjà été accompli et en extrapolant sur ce qui est désormais planifié, nous anticipons une réduction des émissions de carbone de 12,4% en 2012 par rapport à 2009. Avec le soutien de tous ses membres, la FOTA est impliqué dans la poursuite de ce programme. De plus, la FIA et la FOTA travaillent déjà ensemble pour concevoir sur mesure les règlementations techniques de 2013 qui devront nous assurer que les moteurs de la F1 seront une plateforme de développement, de technologies et d’augmentation de l’efficacité du carburant. »
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