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Kimi Räikkönen commence à peine à réaliser qu’il est devenu le 29è champion du monde de l’Histoire de la Formule 1 – même s’il faudra officiellement attendre le verdict de la Cour d’Appel qui se penchera sur le cas des Williams et BMW Sauber. Le Finlandais est à ce point heureux « que ça fait presque mal ! » explique-t-il, « C’est le plus grand rêve que je nourrissais depuis que j’étais gamin – être champion du monde. »
Lettre d’un champion du monde à ses proches, son écuries, ses fans…
« J’avais 7 ans lorsque j’ai vu un circuit de course pour la 1ère fois. Il était vieux et petit, il s’appelait Bembole. Il était à 5 kilomètres de mon domicile et c’était l’endroit le plus précieux que j’avais avec ma maison » se souvient Kimi en se remémorant ses premières émotions et griserie de la vitesse, « 21 ans plus tard j’ai beaucoup de circuits préférés ! Mais le plus précieux est désormais bien évidemment Interlagos – à plus de 5.000km de la maison. »
« Nous avons toujours dit que devenir champion était notre objectif. Nous en avons été proches à 2 reprises. Mais ça a enfin tourné en notre faveur. Nous avons toujours donné tout ce que nous pouvions sans compter nos efforts. Pour s’imposer dans ce sport il faut attaquer toujours plus jusqu’au dernier moment. Vous ne savez jamais ce qui peut se passer en course. Regardez la dernière course et vous comprendrez ce que je veux dire. Fuji avait été affreux pour nous. Nous avions été rejetés en queue de peloton, nos plans étaient détruits et on ne peut rien retenir de positif de cette course. Se retrouver à 17 points du leader était vraiment douloureux car nous n’avions pas pu nous battre. Je pense qu’on aurait pu compter sur les doigts des deux mains les gens qui pensaient qu’on pouvait quand même y arriver. Nous n’avons jamais abandonné. D’une certaine manière je crois aux miracles. La Chine était comme un jackpot pour nous. Nous avons gagné la course et le leader était reparti les mains vides. Cela m’a donné un peu plus d’espoirs, mais il n’était pas encore question pour nous de commencer à penser à gagner le championnat ! »
« La dernière course était réellement excitante car il n’y a pas eu d’abandon parmi les meilleurs. Nous avons pris le meilleur départ de toute la saison et aurions pu virer en tête au 1er virage. Mais nous avions un plan et nous frotter à Felipe était exclu. Nous avons vu les McLaren arriver côte à côte dans le virage 3. Puis Hamilton a chuté quelque part vers la 17è place. C’est à cet instant que j’ai réalisé que nous avions une raison d’espérer. Ce premier tour fut sans aucun doute décisif pour le championnat. C’était une course fabuleuse. J’ai probablement ressenti le plus grand des sentiments dans la voiture. Le package fonctionnait bien, c’était comme un cadeau d’anniversaire que me faisaient des anges. J’aurais pu aller bien plus vite. Je remercie Felipe pour son aide et son soutien. Il a a tout fait comme un équipier parfait. »
« En tant qu’écurie nous ne pouvions pas faire mieux qu’un doublé. Le moment le plus stressant est intervenu juste après que nous ayons fini la course. J’ai demandé à l’écurie où était Hamilton. Il leur a fallu une éternité pour répondre et je n’ai rien entendu à la radio. Puis Chris m’a finalement dit 7è. A ce moment mon cœur a failli exploser de joie ! J’étais champion du monde ! »
« Je remercie tous ceux qui m’ont soutenu pendant toutes ces années – je vous aime. Je remercie mon écurie. Faire partie de la plus grande écurie de tous les temps est fantastique. En une seule saison j’ai plus apprécié d’être en F1 que lors des 6 années précédentes. Si j’avais bien un rêve, c’était de devenir champion du monde avec Ferrari. Je parie que tous les pilotes ont le même rêve. »
« Cette écurie ne prend jamais de repos. Nous avons tous travaillé très dur et n’avons jamais abandonné. Nous sommes passés par des moments difficiles, mais nous avons réussi à rebondir. Cela démontre combien l’écurie est forte. Je la remercie. Je remercie nos sponsors. Nous avons le package pour être champions. »
« Nous avons désormais quelques célébrations officielles, puis je prendrai de vraies vacances. »
« Nous sommes les champions ! »
Qui a dit que Kimi n'avait aucune émotion ? Il suffit de savoir les décrypter... |