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Au cours de ces 10 dernières années, Bernie Ecclestone a franchi un nouveau palier dans sa communication, pour le moins personnelle, et s’est taillé une solide réputation de tribun décalé. Le septuagénaire ne rate pas une occasion de choquer l’opinion publique et la presse spécialisée ou généraliste, qui par l’apologie du totalitarisme qui par l’aveu de son admiration d’Adolf Hitler pour sa pratique du pouvoir, qui encore pour des prises de positions qui prennent l’esprit sportif à contrepied.
Que l’on ne s’y trompe pas, le patron de la FOM frappe dans le mille. Car sa stratégie est bien de faire parler de lui et de la Formule 1. Peu importe les moyens et l’anathème qui lui sera jeté à la face, le grand manitou de la F1 y est habitué et y prend un certain plaisir. D’un pragmatisme extrémiste qui foule les sentiments, le sens commun et le politiquement correct, Ecclestone se plait à relancer périodiquement la machine de sa communication par les avis les plus scandaleux.
Le dernier en date concerne l’une des icônes de la Formule 1, Ayrton Senna, dont la mort fut une aubaine pour la Formule 1, explique Bernie sans sourciller, « Il n’a pas eu de chance. Mais la publicité générée autour de l’évènement a été telle… ça a été bon pour la F1 » a déclaré Ecclestone au quotidien Brésilien Folha do Sao Paulo, « C’est dommage de l’avoir perdu, mais c’est arrivé. L’évènement a tellement intéressé les gens qui ne connaissait rien à ce sport que du coup il y a eu un gain d’intérêt pour la Formule 1. » |