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La récession n’épargne pas les grands groupes industriels, leaders mondiaux dans leur niche économique. Toyota a avoué par la voix du directeur de son écurie de Formule Un qu’elle avait réfléchi à son implication au plus haut niveau du sport automobile et que la reconduction du partenariat de son sponsor-titre, Panasonic, avait été essentiel dans son projet de Formule 1 à moyen terme.
Numéro 1 mondial des pneumaticiens, Bridgestone avoue à son tour que la grande faucheuse économique a coupé ses bénéfices, mais il réaffirme son implication en Formule 1 et souligne « Notre implication en F1 est bénéfique pour nos. Par exemple, à la télévision, la F1 a été vue par plus de 600 millions de personnes l’année dernière. L’association de Bridgestone avec le sport, et pas seulement en tant que sponsor mais en sa qualité de participant, est donc vue et appréciée dans le monde entier » explique le directeur de Bridgestone Motorsport, Hiroshi Yasukawa.
« Nous faisons face à un climat économique différent de celui de l’année dernière, mais Bridgestone est impliquée en F1 et l’entreprise reçoit des bénéfices en retour. Bridgestone recherche toujours le moyen le plus efficace et le moins onéreux pour participer à la F1, sans pour autant sacrifier la sécurité ou la performance » poursuit Hiroshi Yasukawa, qui se félicite des coupes claires qui ont été opérées dans l’agenda des essais privés – aucun roulage n’est autorisé jusqu’au 31 Décembre prochain, hormis pour une poignée de tests aérodynamiques et d’essais réservés aux jeunes pilotes. « C’est un énorme changement pour nous car nous avions pour habitude de fournir des pneus tout au long de l’année. Cela étant dit, notre statut de fournisseur officiel signifie que pour nous, ce bouleversement ne change rien car nous ne développons pas nos pneus comme nous le ferions en tant de compétition. Les économies faites grâce à la réduction des essais sont substantielles. En termes de production, nous fabriquerons 40.000 pneus en 2009 contre 60.000 l’année dernière. »
Le revers de la médaille est que Bridgestone sera dans l’obligation de développer ses pneus 2010 en simulateur et sans pouvoir se baser sur le verdict de la piste via des essais effectués avec les écuries du championnat du monde de Formule Un. « La plupart de notre développement est effectué au Japon, dans notre département technique, au travers de simulations et en utilisant toutes les données dont nous disposons. Les essais en piste sont précieux mais nous avons déjà abattu une grande quantité de travail. Si nous devons apporter quelques changements aux pneus pour la saison prochaine, nous nous baserons donc sur les simulations informatiques qui ont été conçues grâce à nos longues années de présence dans les sports mécaniques. De plus, nous utiliserons les comptes-rendus des courses de cette saison pour des évaluations et des simulations. »
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