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La TR5 présentée ce matin à Valence est la partie émergée de l’iceberg du travail de Titan abattue cet hiver par la Scuderia Toro Rosso. L’écurie de Faenza a dû consommer sa rupture avec le département technique d’Adrian Newey (Red Bull Technology) et pour se faire a revu ses effectifs à la hausse. Devant jusqu’à la saison dernière se contenter d’assembler la monoplace conçue par sa grande sœur, Toro Rosso ne possédait pas e véritable département R&D, design ou développement. Ce sont désormais des outils dont elle ne pourra pas faire l’économie si elle veut bien négocier le virage de la F1 2010 qui a expurgé une grande partie des constructeurs automobiles et qui se recentre sur les indépendants.
De fait, la part du lion étant revenue à l’évolution de l’organigramme, des usines et de la main d’œuvre de Toro Rosso, la TR5 fait figure de parent pauvre du projet 2010. Conservatrice et reprenant les solutions mécaniques et aérodynamiques les plus efficaces de la RB5/STR4 – qui était intrinsèquement l’une des 2 meilleures monoplaces du plateau – la TR5 s’est dotée d’un diffuseur double (une pièce maîtresse incontournable comme l’a démontré la saison passée) mais n’a pas innové ni n’a copié les tendances les plus en vogue du moment. « A la fin de l’année dernière nous avions augmenté notre staff pour atteindre environ 150 personnes et maintenant nous sommes à 200. A la fin du mois de Mars 2009, nous avons reçu le feu vert pour devenir ce qui constitue l’identité d’un constructeur de F1 » explique le directeur technique de l’écurie, Giorgio Ascanelli. « Ceci implique d’avoir la propriété intellectuelle de votre monoplace : monocoque, structure de sécurité qui sont homologuées par les crash-tests. Ceci comprend que les structures et les suspensions avant et arrière ainsi que les systèmes de refroidissement. »
« En ce qui concerne le défi que nous devons relever, pour paraphrahser Mao Tse-Tung ‘Nous ne devrions pas parler de ce que nous ferons quand nous aurons franchi la rivière, nous devons d’ailleurs construire un pont et des bateaux pour la franchir’. Nous avons commencé à bâtir ponts et bateaux… Nous ne sommes pas encore au bout de nos peines. A cette étape nous travaillons ensemble de manière productive, c’est notre mission la plus importante. » |