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Le Brésil ne s’est jamais réellement remis de la disparition d’Ayrton Senna, le 1er Mai 1994. Bon pilote, Rubens Barrichello n’est pas parvenu à faire flancher Michael Schumacher en 6 années de présence chez Ferrari, et malgré quelques victoires n’a jamais convaincu son peuple qu’il pouvait être un champion du monde en puissance.
Felipe Massa est fait d’un autre métal et contrairement à Barrichello lors de son arrivée à Maranello, possède encore une grosse marge de progression. Les erreurs de début de saison appartiennent au passé. Felipe les a laissées à Michael Schumacher ce week-end en remportant une victoire à la… Schumacher ! Pole Position, victoire, domination du premier au dernier tour sans commettre de faute et en gérant parfaitement son avance. A star is born !
Michael Schumacher a connu un week-end plus difficile – qui avait commencé par des qualifications approximatives –, qui pourrait bien s’avérer être le tournant de la saison. Sans la sortie du safety car au 13è tour, l’Allemand aurait probablement croqué Massa – sans signe ostentatoire de consigne d’écurie, comme ce fut le cas à Indianapolis – et ne compterait que 8 points de retard sur Alonso au classement Pilotes.
Il fut au contraire obligé de patienter derrière le Brésilien aux stands (Ferrari n’a as donné la priorité à Michael, un signe des temps ?), a perdu une grosse poignée de seconde en sortant large au virage 8 et se retrouve avec un passif de 12 unités sur Alonso. Avec quatre courses à disputer il lui faudra reprendre 3 points en moyenne à l’Espagnol. Impossible n’est pas Michael Schumacher, mais la tâche sera ardue !
Felipe Massa (Vainqueur) :
C’est une journée incroyable, que je n’oublierai jamais. Remporter ma première victoire, et surtout au volant d’une Ferrari est un moment historique. En cet instant je pense à tous ceux qui m’ont aidé – ma famille, ma copine, mes amis et tous ceux qui m’ont donné la force d’obtenir ce résultat. L’émotion est forte et je suis très heureux. La course ? J’ai pris un très bon départ et la voiture était bien équilibrée. J’ai pu prendre le large par rapport à Michael et Fernando. Après le safety car la voiture marchait toujours bien et elle est restée ainsi pendant tous les relais. Piloter pour Ferrari a toujours été mon rêve et décrocher ma première victoire avec elle rend cette journée encore plus spéciale. C’est un rêve qui devient réalité.
Michael Schumacher (3è à 5.6 secondes) :
Tout d’abord toutes mes félicitations à Felipe, qui a une fois de plus fait du très bon travail aujourd’hui et qui mérite cette victoire. Les choses n’ont pas tourné en ma faveur ce week-end, que ce soit hier en qualifications ou aujourd’hui en course. Dans mon deuxième, pour une raison inconnue, la voiture n’était pas aussi efficace que le Vendredi. Elle était nerveuse et le fait que j’avais beaucoup d’essence à bord n’a pas aidé, idem pour mon erreur au virage 8 au 28è tour. Pour couronner le tout mon train de pneu, au cours de ce relais, n’était pas aussi performants que les autres et développait du bullage. Sur la fin j’ai essayé de rester au contact de mon rival au cas où il fasse une faute. J’ai perdu deux points au championnat mais je pense que le titre est toujours envisageable. |