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La Scuderia Ferrari peut se frotter les mains. Les déboires de Sebastian Vettel avec la RB6 et de Red Bull Racing avec Mark Webber servent sa cause. La fiabilité du cheval cabré et de ses jockeys permet à Alonso et Massa d’occuper fièrement les deux premières places du classement général pendant que Vettel et Webber pointent aux 7è et 10è rang. Dans la catégorie Constructeurs, Ferrari possède 26 points d’avance sur McLaren Mercedes et quatre fois plus de points que Red Bull Racing (70 à 18).
La fiabilité, qui a de tout temps été l’une des clefs du succès, fait le délice de la Rossa qui n’avait pas pris un aussi bon départ de championnat depuis l’ère Todt/Brawn/Schumacher.
Felipe Massa (3è à 14,4 secondes) :
Je suis très content de ce résultat, pour moi et pour l’équipe. Etant donné tout ce qui s’est passé, la pluie au départ, la voiture de sécurité, le changement de pneus lorsque la piste était encore très glissante, nous avons fait du très bon travail. Ces points sont très importants pour le championnat : je n’ai jamais été chanceux ici par le passé et j’ai souvent eu du mal en début de saison. La clef pour monter sur le podium était le départ. J’ai réussi à bien faire tourner les roues alors que d’autres avaient du mal à trouver l’adhérence. J’ai réussi à virer en 2è position puis j’ai perdu quelques places, lorsque j’avais des problèmes avec le grip, mais grâce à notre stratégie j’ai regagné quelques places. J’ai pu me rapprocher de Kubica mais je n’ai jamais eu une véritable chance de le passer et Fernando se rapprochait en profitant de la plupart de mes erreurs. Je pense que les spectateurs dans les tribunes et devant leur télévision se sont amusés : on peut difficilement appeler ça une course ennuyeuse !
Fernando Alonso (4è à 16,3 seocndes) :
Je suis content de ce résultat. J’ai pris un départ horrible à cause du patinage sur une ligne blanche et je me suis retrouvé dernier après le premier virage et une collision avec deux autres voitures. Finir 4è est donc très important, surtout avec ce qui est arrivé à d’autres pilotes. Nous avons augmenté notre avance sur certains de nos plus sérieux rivaux dans la course au titre. Nous avons obtenu ce résultat grâce à la stratégie. L’auto était parfaite et nous avons pu faire un long relais avec les pneus tendres. Lorsque je me suis retrouvé derrière Felipe, j’aurais peut-être pu aller plus vite mais nous savions qu’il est très difficile de dépasser en F1 et entre équipiers il ne faut pas prendre de risque inutile. Si nous avions pu passer Kubica ça aurait été une autre histoire, mais c’était impossible. J’ai dû me défendre contre les attaques de Webber et Hamilton qui avaient des pneus plus frais que les nôtres. C’était une course pleine d’action et de rebondissements et je suis sûr qu’on n’entendra plus trop parler de courses ennuyeuses. |