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Hier vilipendé par une presse toujours prompte à montrer la porte de sortie à un pilote, brocardé par ses compatriotes qui n’avaient d’yeux que pour Lewis Hamilton, présenté comme un pilote fini pour la F1, Jenson Button est aujourd’hui la nouvelle star de la Formule 1. Une star qui brille sur les circuits mais qui ne fait pas parler d’elle en dehors, contrairement à ce que l’on aurait pu attendre d’un golden boy jadis trop heureux de dépenser les billets qui lui brûlaient les poches. Jenson a changé, humainement et professionnellement.
« Tout ce qui ne me tue pas me rend plus fort » expliquait Nietzsche. Button en est le plus vibrant exemple en Formule 1. Les coups durs l’ont assagi et ont fait de lui un professionnel prêt à faire face au succès. Vainqueur de 5 Grand-Prix sur 6 et leader incontesté du championnat, Button doit gérer sa toute nouvelle notoriété ainsi que son statut de champion du monde potentiel. En piste, Jenson a prouvé que son bras ne tremblait pas. Hors piste, il devra prochainement démontrer qu’il est habité de cette faculté qui fait les grands champions, celle qui a permis aux Fangio, Stewart et Prost d’être toujours au bon endroit au bon moment. Le contrat qui le lie à Brawn GP prendra effectivement fin à l’issue du présent exercice.
Du côté de Brawn GP, il n’y a pas de place au doute. « Mon objectif, et celui de toute l’écurie, est d’avoir Button avec nous jusqu’à la fin de sa carrière. Rien n’a changé sur ce front » a déclaré Nick Fry, directeur de Brawn GP. Button a signé un contrat d’un an pour l’écurie de Brackley épurée du constructeur Honda. 12 mois avec une baisse conséquente de son salaire. Jenson se contentera-t-il des mêmes émoluments en 2010 alors qu’il aura été, au pire, un prétendant au titre la saison précédente ? Il n’aura probablement pas à se poser la question !
D’autres écuries se chargeront de faire monter les enchères. Flavio Briatore a approché le Britannique l’hiver dernier et l’écurie au losange ne sera plus la seule à s’intéresser à Button. Brawn GP devra suivre le mouvement financier pour s’assurer les services de son pilote numéro 1. Avec Button, Brawn GP jouit d’un atout maître pour démarcher des partenaires financiers de haute volée. Or, l’écurie de Brackley ne possède toujours pas de sponsor-titre. « Je suis sûr qu’avec les gens qui l’entourent, il pensera que sa valeur n’a cessé de grimper. Mais peut-être que le sponsoring de l’écurie sera également revu à la hausse. Peut-être pourrons-nous alors nous l’offrir » conclut Nick Fry.
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