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Les conclusions de la 1ère année d’existence de la règle du gel des moteurs – dite encore de l’homologation – qui force les écuries à employer la même spécification moteur pendant 3 saisons à compter de 2007, s’imposent.
Certains constructeurs affirmaient avant l’introduction du gel des moteurs – BMW était leur porte-drapeau dans le bras de fer qui opposait certains grands groupes automobiles à la FIA – que l’interdiction de développement n’était pas de nature à dégonfler les budgets sur le court terme, et que les deniers disponibles seraient versés ailleurs, dans des simulateurs et banc d’essais.
A la lumière du déroulement de la 1ère année du gel des moteurs, au moins un constructeur peut se féliciter d’avoir endigué l’inflation des coûts. « Le principe de l'homologation été introduit pour réduire les coûts de développement moteur. Si les développements de pièces mineures en dehors du périmètre de l'homologation peuvent toujours permettre de gagner en performance, il faut être honnête, ils ne sont pas nombreux » reconnaît Rob White, directeur technique moteur chez Renault.
« Et s'il était possible de continuer à investir dans la recherche de gains toujours plus petits, cela n'a pas été notre approche chez Renault. L'activité de développement associée aux gains de performance à court terme a été réduite et nous avons fait des économies significatives. »
« Donc en termes de réductions des coûts sans impact négatif sur le spectacle, je pense que cette réglementation peut être considérée comme une réussite. Mais je ne pense pas que le règlement 2007 soit d'ores et déjà à son optimum et j'espère que le règlement futur nous permettra de capitaliser sur cette expérience afin d'offrir le meilleur spectacle possible à un coût raisonnable. » |