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25 Août - 17:29
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Le GP de Belgique en danger de mort

L’équation est à une seule inconnue : Spa-Francorchamps devra réunir un minimum de 65.000 spectateurs pour équilibrer les comptes de la 55è édition du Grand-Prix de Belgique. On est loin du Canada et de ses 300.000 aficionados. Très loin même puisque les derniers GP de Belgique ont culminé à 50 à 55.000 âmes payantes. L’enjeu ? La survie (sans parler de la pérennisation !) de l’évènement.

 

En 2009, le Grand-Prix de Belgique avait dégagé un chiffre d’affaire de €12,9 millions alors que les frais d’organisation s’élevaient à €20 millions. Le déficit de plus de €7 millions a été en partie comblé par la Société Wallonne de Gestion et de Participation (Sogepa) qui a injecté plus de €5 millions dans la société organisatrice du Grand-Prix de Belgique. Si Spa aime l’Eau Rouge elle ne saurait laisser mariner son bilan comptable dans la même couleur. Or, la billetterie est la principale source de recettes des organisateurs du Grand-Prix de Belgique (les droits de retransmission et de publicité vont garnir d’autres bas de laine) et pour ces derniers le compte est facile à faire : il faudra renouer avec les succès populaires d’antan. 65.000 personnes avaient franchi les grilles de Spa-Francorchamps en 2007. L’âge d’or se situe au tournant du 3è millénaire, avec 115.000 spectateurs.

 

« Nous espérons atteindre les 65.000 places, chiffre que nous avions obtenu en 2007 et qui nous permettrait d'arriver à une situation financière à l’équilibre » reconnaît le directeur de la société Spa Grand Prix, André Maes. Au début du mois, la billetterie affichait une vente de 40.000 billets. « Les chiffres de vente sont relativement satisfaisants étant donné que contrairement à l'an dernier, nous ne pouvons plus compter sur l'effet Schumacher » déplore l’organisateur Christian Lahaye en remâchant le début de saison souffreteux du septuple champion du monde qui ne draine plus les foules.

 

Le contrat liant le championnat du monde de Formule Un (via la FOM) et le circuit de Spa-Francorchamps court jusqu’à la fin de la saison 2012. Au-delà, Bernie Ecclestone avait envisagé une alternance entre deux circuits mythiques distants d’une centaine de kilomètres, Spa et le Nürburgring, avant de se rétracter. Le tracé du massif de l’Eifel fait déjà l’alternance avec Hockenheim dans le cadre du Grand-Prix d’Allemagne. « J’aime la Belgique et je serais très heureux de conserver Spa, un merveilleux tracé de tradition, au calendrier » soufflait Ecclestone il y a 12 mois en évoquant l’avenir de Spa et plus largement du Grand-Prix de Belgique, « On songe effectivement à cette solution [une alternance Spa/Nürburgring à partir de 2012]. Mais rien n’est décidé. Et, honnêtement, je vais regretter d’avoir dit cela, mais je ne pense pas que l’alternance soit un bon système. Je pense que ce sont les gens de votre gouvernement qui veulent cela car ils perdent de l’argent chaque année. »

 

Il faut sauver le soldat Spa ! Malgré la chute vertigineuse de la cote de Schumacher, les Allemands ont 4 autres bonnes raisons de franchir la frontière Belge. Elles s’appellent Rosberg, Vettel, Sutil et Hülkenberg et sont 4 talents naturels hors du commun. « Le public Anglais est bien au rendez-vous car il est enthousiasmé par les résultats de ses pilotes, Jenson Button et Lewis Hamilton » se satisfait Christian Lahaye. Les Belges ne sont pas en reste mais la France boude Spa comme elle boude la F1 d’une manière générale, allant à faire pression sur tous les artisans d’un projet de GP de France pour qu’il ne voie pas le jour. Le pouls du GP de Belgique a déjà cessé de battre, en 2003 et 2006. Spa a su moderniser ses infrastructures pour répondre aux attentes de Bernie Ecclestone, mais les canons de beauté ne sont pas une garantie d’équilibre financier.

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