|
La défection de Donington Park – qui n’a pu apporter à la Formula One Management les garanties financières nécessaires à la tenue du Grand-Prix de Grande-Bretagne sur son sol – ne remet pas en cause la présence de l’Union Jack dans la penderie du calendrier du championnat du monde de Formule 1. C’est ce que déclare Damon Hill en substance en faisant machine arrière sur la condition sine qua non – un contrat de 17 ans, identique à celui proposé à Donington Park – qu’il avait donné au grand manitou du calendrier, Bernie Ecclestone, pour permettre un retour de Silverstone dans l’agenda de la Formule 1.
L’ancien champion du monde de Formule Un et président du BRDC (British Racing Drivers Club) qui dirige le circuit de Silverstone, a expliqué au quotidien Independent, « Je suis confiant de pouvoir trouver un accord. Le contrat peut stipuler n’importe quel nombre d’années mais il faut avant tout qu’il soit à la portée de nos bourses ! ».
Le nerf de la guerre frise pourtant la tétanie à force d’être constamment stimulé par Bernie Ecclestone. L’homme à la chevelure d’argent veut imposer un contrat en or au circuit du Comté de Northampton : Silverstone devrait s’acquitter d’une gabelle de £11 millions (€12 millions) la première année et subir une inflation galopante sur la totalité de la durée du contrat liant les deux parties. Mais l’administrateur des Détenteurs des Droits Commerciaux de la F1 ne laisse pas la bride commerciale sur le cou du BRDC qui ne peut compter que sur sa billetterie pour amortir son investissement. Ce dernier a fait une contreproposition à hauteur de £9 millions, dont Ecclestone ne veut pas entendre parler. En 2008, lorsque Silverstone avait fait le plein (210.000 personnes avaient franchi les grilles du circuit entre le matin des qualifications et le soir de la course), Silverstone avait dégagé des bénéfices nets de… £660.000 !
Damon Hill justifie sa confiance par la valeur de Silverstone, véritable épicentre de l’activité de la Formule Un autour duquel sont implantées 6 écuries dans un rayon de 50km (Red Bull Racing, Brawn GP, Force India, Manor, Renault, Williams). En outre, Silverstone est le berceau du championnat du monde de Formule 1 dont il a accueilli le premier Grand-Prix, le 13 Mai 1950. « Il est vital de proposer des défis qui sont d’authentiques tests pour les pilotes » avance Hill, « Il y a peu de circuits qui ont toujours été au calendrier et qui ont toujours et révérés dans l’histoire de la F1. Silverstone est l’un d’eux. Ce n’est peut-être pas Monaco mais il a son propre caractère. Ce serait dommage de ne pas le reconnaître ! Des grandes pistes et de grands évènements sont nécessaires à la F1. » |