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Le gouvernement du Luxembourg n’a pas tardé à répondre aux appels du pied de Spa-Francorchamps et des organisateurs du Grand-Prix de Belgique. L’une des sociétés du promoteur de l’évènement, Didier Defouny, étant en faillite, les plus grandes craintes pèsent sur la tenue d’un GP de Belgique l’année prochaine.
Spa espérait convaincre le Luxembourg de s’associer à elle et de retrouver ainsi un créneau dans le calendrier de F1 (deux GP du Luxembourg, disputés sur le Nürburgring, ont été organisés en 1997 et 1998), moyennement un business plan comprenant un investissement conséquent pour remettre à flot le Grand-Prix de Belgique, encore déficitaire cette année.
« Le Premier Ministre, Jean-Claude Juncker a déclaré que la situation budgétaire actuelle ne permet pas au Luxembourg de participer financièrement à cet évènement » a déclaré un porte-parole du gouvernement dans un communiqué officiel.
Il reste à la Belgique à espérer convaincre une entreprise privée d’envergure internationale de devenir le promoteur officiel du Grand-Prix, car Bernie Ecclestone ne baissera pas ses tarifs exorbitants qui saignent à blanc plus d’un organisateur de Grand-Prix.
En 2005 la région wallonne a prêté €15 millions à Didier Defouny pour qu’il puisse payer ses dettes à son créancier de la FOM, qui prône la réduction des coûts en F1 mais applique chaque année une inflation de 10 à 15% dans le tarif imposé à chaque organisateur de Grand-Prix... La Belgique n’étant pas une nation de grands constructeurs automobiles susceptibles de payer 20.000 places de tribunes à une horde de fidèles ou voler au secours d’un évènement comme ce fut le cas pour Magny-Cours – elle devra sortir de sa manche un autre atout pour pérenniser sa présence en F1. |