|
En Hongrie, Nico Hülkenberg a obtenu son meilleur résultat depuis ses débuts en Formule Un. L’Allemand qui a mangé son pain noir en début de saison et qui a plus qu’à son tour été victime de malchance a pour une fois eu la réussite de son côté en étant idéalement placé au moment de l’annonce de la neutralisation du GP de Hongrie. Nico était à quelques encablures des stands et a pu y plonger pour faire changer ses pneus et ressortir en 8è position, soit 2 crans plus haut que sa position avant l’entrée en scène de la voiture de sécurité.
A l’opposé, pour Rubens Barrichello la neutralisation ne fut pas du pain béni. En chaussant les pneus durs au départ, le Brésilien tablait sur une intervention de la voiture de sécurité pour faire le même coup que Kobayashi au GP d’Europe – un autre circuit où dépasser n’est pas une sinécure – mais le Brésilien a eu le malheur d’entendre que la Mercedes SLR entrait en piste au 15è des 70 tours de course. Boucler 55 tours du Hungaroring avec les pneus tendres semblait au-dessus des forces de la Williams et de n’importe quel autre package.
Nico Hülkenberg (6è à 1 tour) :
Je suis très heureux du résultat. C’était un bel effort collectif. D’accord, nous étions bien placés pour tirer avantage de la voiture de sécurité mais quand même : l’auto était rapide et je n’ai fait aucune erreur. C’est bon de marquer quelques points et d’avoir la chance de notre côté. Ce résultat est une bonne manière de partir en vacance et d’aborder la dernière partie de la saison.
Rubens Barrichello (10è à 1 tour) :
L’auto était suffisamment performante pour finir aux environs de la 5è place mais en prenant le départ en pneus durs nous étions pieds et poings liés par rapport à la sortie de la voiture de sécurité et elle est intervenue trop tôt pour que je change de pneus. Je suis donc resté en piste jusqu’à ce que nous trouvions une fenêtre qui me permettrait d’attaquer pour marquer des points. J’ai dû travailler dur pour ce point car le duel était tout sauf fair-play selon moi. Mais je laisse les autres en juger. Je suis un pilote de course et dans des occasions pareilles je ne lève jamais le pied. |