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28 Sept - 08:41
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Le nœud du problème Villeneuve en début de saison

Jacques Villeneuve n’avait pas prévu un début de saison si difficile pour son retour dans le championnat du monde de Formule Un, après une année de purgatoire et trois épreuves d’échauffement avec Renault, fin 2004.

 

Faute d’un gros programme d’essais privés l’hiver dernier (les budgets de fonctionnement de Sauber étant très serrés), le champion du monde 1997 a dû tenter de résoudre une équation nouvelle pour lui lors des premières manches de la saison : l’exploitation des divers gadgets électroniques qui fleurissent sous la robe des belles monoplaces du plateau. « Entre autres oui c’est vrai, car j’ai fait la plupart de ma carrière sans gadgets. Lorsque ces derniers ont fait leur entrée en F1, j’étais déjà dans une écurie, et l’on a adapté ces gadgets à ma manière de piloter » explique Jacques à GP2005.COM (lire notre interview exclusive).

 

Les artifices électroniques – ayant pour but de booster les performances mais dont le corollaire est souvent de faciliter la tâche du pilote – développés par les 10 écuries du championnat du monde ne sont pas la tasse de thé du Québécois, mais il en reconnaît l’utilité. Toute la question est de savoir jusqu’où ne pas aller trop loin... « Ils étaient présents en toile de fond, ils nous aidaient un peu mais il n’y avait pas de surcompensation à cette époque, ce qui était au contraire le cas lorsque je suis arrivé chez Sauber » poursuit Jacques, qui regrette avant tout que la prépondérance du pilote dans le package châssis/pilote/pneu/moteur se soit réduite ces dernières années.

 

« Du coup on devient plus un passager de la voiture que son pilote. J’étais incapable de piloter avec cette approche et cette philosophie. Il m’a donc fallu un temps d’adaptation, et l’équipe a également eu besoin de temps pour comprendre mon style de pilotage et ce dont j’avais besoin sur la voiture et dans ses réglages mécaniques. La situation était inextricable car on ne faisait quasiment jamais d’essais privés qui auraient pu permettre de solutionner les problèmes, et ce n’est pas les 20 tours que l’on fait en essais libres le Vendredi des week-ends de Grand-Prix qui peuvent permettre de parvenir à nos fins. »

 

« Ça a donc pris beaucoup de temps ; avec un top team il aurait fallu 1 mois pour trouver la solution à nos problèmes, une course et des essais privés, alors que là il a fallu attendre 5 ou 6 courses pour que tout rentre dans l’ordre. »

 

Lorsqu’on lui demande s’il n’a pas été tenté de sacrifier un week-end de course lorsque tout allait de travers, et de le transformer en gigantesque séance d’essais privés afin de progresser vite et mieux, l’idée de le heurte pas et semble même le séduire...

« Cela ne m’aurait pas dérangé ! Mais ce n’était pas dans les intentions de l’écurie, qui n’en aurait pas vu l’utilité : si Felipe peut conduire la voiture d’une certaine manière, il n’y a pas de raison que qui que ce soit d’autre n’y parvienne pas. Or le pilotage est très personnel. On ne peut pas s’asseoir dans une auto et être immédiatement très rapide ou au meilleur de soi-même et tirer la quintessence du matériel. »

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