| L’écurie Renault passe donc d’un moteur à angle large, à un moteur dont l’angle sera plus fermé. Ce moteur a été construit sur la base du Supertec qui courait dans les années 90.
Néanmoins, Rob White a révélé durant la présentation de la nouvelle R24, que celle-ci aurait plus de puissance à Melbourne que n’en avait la R23 à Suzuka, et ce malgré la nouvelle réglementation concernant un moteur unique qui impose une fiabilité à toute épreuve.
Le Directeur du projet moteur nous a aussi confirmé, comme nous le révélions la semaine dernière, que malgré un moteur à angle plus fermé, le centre de gravité de la nouvelle voiture ne serait que peu augmenté, quelques millimètres seulement.
« Je n’ai pas œuvré sur le RS24. Je n’ai, en effet, pris mes fonctions que quelques semaines avant le lancement officiel de la nouvelle voiture. Cela dit, j’ai été très favorablement impressionné par le travail de l’équipe à Viry-Châtillon et je me porte garant à 100% de la nouvelle mécanique Renault » déclarait Rob White à la presse.
« Le chef de projet moteur, Léon Taillieu, et le chef designer de la R24, Mark Smith, ont travaillé main dans la main et le résultat est plus que satisfaisant. Il est clair que l’objectif a été de bénéficier des leçons apprises avec le concept angle large et de puiser dans le savoir-faire Renault en termes de moteurs de F1. Le règlement 2004 impose une fiabilité sans faille, et c’est en toute logique ce sur quoi l’équipe s’est concentrée. Chaque élément constitutif du moteur a été considéré, redessiné, testé. »
« Nous avons fait appel, de plus, à des processus de validation très agressifs au banc d’essais. Notre but a été de réunir les pires conditions de fonctionnement pour un V10, et de garantir la robustesse dans ces conditions. »
« Cependant, nous n’avons pas délaissé la performance. Nous commencerons la saison avec une puissance raisonnable, puis irons en améliorant à la fois ce paramètre, mais également la masse du moteur. »
« Des évolutions significatives sont d’ailleurs déjà en cours de validation. De plus, l’équipe travaille depuis quelques mois sur la motorisation 2005. La période actuelle est, en fait, très grisante : il s’agit de partager mes idées, mon expérience passée, avec tous les ingénieurs de Viry-Châtillon, puis d’en faire une synthèse. »
« Mon rôle sera de coordonner toutes les activités techniques, de poursuivre le travail d’intégration avec Enstone, de participer au développement du RS24, et de donner naissance au RS25. Enfin, il nous faudra garder à l’esprit l’essentiel : notre but n’est pas simplement de fabriquer un moteur, mais de disposer d’une voiture compétitive. »
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