Räikkönen était en mesure de faire opposition à Schumacher à Hockenheim, jusqu’à ce que l’aileron arrière de sa MP4-19B se disloque à 295km/h, en pleine ligne droite. La lame supérieure s’est brisée la première, à 5cm de l’endplate. Martin Whitmarsh en conclut « Etant donné qu’elle ne s’est pas cassée au centre, où les charges sont les plus fortes, nous pensons qu’une erreur dans la fabrication, ou bien un aileron précédemment endommagé, sont responsables ».
L’aileron de Räikkönen avait 480km lorsqu’il a volé en éclats, celui de Coulthard au même moment avait couvert 730km. Il était donc évident que les deux venaient de productions différentes et qu’il ne fallait pas rappeler David d’urgence. « Nous n’avions jamais eu de problème dans la production d’aileron jusqu’ici » a précisé Whitmarsh.
L’affaire devrait être soulevée par la FIA. Certaines écuries utilisent des ailerons arrière flexibles depuis quelques temps. A haute vitesse, ils ploient sous l’effet de la charge verticale. La FIA ne mesure que la déformation longitudinale, ce qui laisse la porte ouverte à beaucoup d’abus et donne toute liberté aux écuries pour concevoir un aileron flexible dans le sens vertical.
McLaren était passée à côté de ce développement en début d’année, mais commence à copier ses rivaux. Impossible de faire autrement ! On trouve donc peut-être dans cette pratique la raison de la casse de l’aileron de Kimi, peut-être non. Mais le potentiel est là ! La FIA devrait bannir sans coup férir un élément aussi dangereux, elle qui se veut le chantre de la sécurité. Contrairement aux écuries F1, son temps de réaction se noie en longueur. Une telle mesure serait plus efficace pour la sécurité que de castrer les moteurs utilisés cette année !
Pour plus d’informations, lire notre dossier Infos Volées à Hockenheim.