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Kazuki Nakajima détient un record peu enviable et a trois Grand-Prix pour le jeter aux oubliettes du championnat du monde de Formule Un 2009. Le Nippon est le seul pilote du plateau à avoir disputé l’intégralité de la saison et à n’avoir pas encore ouvert son score. Il est devancé par Buemi, Bourdais, Sutil et pourrait bientôt être débordé par Liuzzi si la VJM 02 tient ses promesses au Brésil.
A Singapour le week-end dernier, Nakajima s’est rapproché du top 8 mais a échoué à quelques secondes de la dernière place qui octroie un point. « Je pense que j’ai fait de mon mieux et il est décevant de ne pas marquer de point » expliquait un Kazuki singulièrement désappointé et peu fier de sa course alors que dans le même temps son équipier, Nico Rosberg, montrait toutes les qualités de la FW31, signait le 3è meilleur tour en course et revenait – malgré un pénalité drive through intervenue au pire moment – à moins de 4 secondes du Japonais sous le drapeau à damiers.
Protégé de Toyota dont il est le fer de lance de l’école de formation, Nakajima est en passe de décevoir comme ses deux compatriotes, Kohei Hirate et Kamui Kobayashi. Après une année prometteuse en GP2, Hirate est retourné au Japon où il court en Super GT et en Formula Nippon. Kobayashi est quant à lui formidablement inconstant depuis ses années F3. Pour preuve son titre en GP2 Asie cette saison, puis sa lente descente aux enfers en GP2 Europe. Pour Nakajima, la planche de salut ne peut que s’appeler Toyota. Si le constructeur du soleil levant venait à ne plus être le motoriste de Williams, Kazuki serait instantanément remercié par l’écurie de Grove, qui souligne la rapidité intrinsèque de son pilote, mais également ses lacunes en qualifications et son incapacité à remonter dans la hiérarchie en course. Nakajima pourrait alors remplacer Glock ou Trulli si Toyota décide de lui donner une dernière chance avant de l’orienter vers d’autres disciplines où son talent s’exprimerait mieux. |