|
Trop de réglementation tue la réglementation ! Tel est l’enseignement du Grand-Prix de Singapour qui devrait décider les instances dirigeantes à jeter aux oubliettes un code de conduite devenu obsolète à la lecture du 1er Grand-Prix de Singapour. La réglementation sportive qui enferme les écuries dans un carcan spatio-temporel grotesque pendant les neutralisations de course a en effet servi les desseins de Nico Rosberg, 9è avant la neutralisation mais 3è après malgré une pénalité stop and go de 10 secondes (pour plus de détails lire nos articles ‘Rosberg a finalement été chanceux’ daté du 28 Septembre et ‘Cette réglementation est regrettable… pour rester poli !’) !
La réglementation prévoit qu’au moment de l’entrée en scène de la voiture de sécurité, l’accès de l’allée des stands est interdite aux monoplaces, au mépris de leur autonomie et de la possible obligation de ravitailler, ou de tomber en panne sèche. En conséquence, les ravitaillements sont interdits et les pit stops illicites sont sanctionnés par une pénalité stop and go. A Singapour, Nico Rosberg a enfreint le règlement, a écopé d’une sanction, mais a globalement profité de la manœuvre interdite. Le fait n’a pas échappé à la notre sagacité ni à celle des stratèges des écuries, comme le fait remarquer Martin Whitmarsh, directeur de McLaren Mercedes. « La réglementation de la neutralisation qui est en vigueur à l’heure actuelle peut handicaper certains pilotes par rapport à d’autres, oui. Ça devient un peu une loterie, mais ce sont des variables qui ont tendance à être lissées sur l’ensemble de la saison : parfois vous tirez un bénéficie de la sortie de la voiture de sécurité, parfois non » explique Whitmarsh en préambule.
« La situation s’est un peu plus compliquée pour Lewis du fait du temps qu’il a fallu pour imposer les pénalités stop and go aux pilotes qui avaient ravitaillé pendant la neutralisation. En tête de la course, Nico a pu bombarder avant que la direction de course prenne sa décision, ce qui a eu pour effet d’annuler le handicap de sa pénalité.
Avec le recul, je pense que nous aurions pu inviter Lewis à ravitailler et à changer de pneus en même temps que Williams et Nco. Si nous l’avions fait, Lewis aurait peut-être gagné la course. Mais en vérité, on ne peut pas se permettre de prendre le temps d’une 2è réflexion lorsque des évènements pareils surgissent et nous avons rappelé Lewis aux stands dès que la réglementation le permettait, en toute honnêteté. Pour être tout à fait juste avec la direction de course, elle avait beaucoup à faire à ce moment-là. » |