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Automoto365.com vous expliquait hier combien le déroulement du Grand-Prix de Monaco ne devait pas être considéré comme une tendance immuable. Jean Todt, directeur de Ferrari, abonde dans notre sens en expliquant que la Scuderia a assimilé le menu le plus indigeste de la saison pour elle.
La domination outrancière de McLaren Mercedes a surpris l’écurie de Woking et même si Alonso et Hamilton ne tarissaient plus d’éloges sur la MP4-22 et les progrès de leur équipe – « Je pense qu’on est maintenant devant la concurrence ! » exultait Lewis en conférence de presse – il est une évidence incontournable : les flèches d’argent n’ont pas trouvé une seconde au tour entre Barcelone et Monaco, pas plus que Ferrari l’aurait subitement perdue.
Les paramètres physiques du Grand-Prix de Monaco ont versé une pièce au dossier des MP4-22, monoplaces diablement efficaces sur tous les types de circuit et quelles que soient les conditions de course – même s’il reste à déterminer pour qui le vent soufflera sur une piste détrempée. La température (fraîche) et la nature (peu adhérente) du tarmac de Monaco ont joué en faveur de McLaren Mercedes. L’empattement long de la F2007 fut un inconvénient d’autant plus mis en exergue dans ces conditions.
« Il serait hasardeux et dangereux pour McLaren de penser qu’elle a pris le pas sur sa rivale. La vérité d’un jour ne sera pas celle du lendemain. Au Canada, la F2007 retrouvera probablement de sa superbe, sur un circuit qui ne sera pas le plus docile pour les MP4-22 puisque n’ayant aucune grande courbe permettant de mettre en avant ses qualités aérodynamiques. La F2007 est au contraire très efficace dans les phases d’accélération, particulièrement nombreuses sur l’île Notre Dame » expliquons-nous hier.
« Nous savons tous que Monaco est une course spécifique » tempère Jean Todt, « Prenez la course de l’année dernière et celle d’avant et vous verrez que le GP de Monaco 2006 était très différent de celui du Canada. Je dirais que nous avons des éléments et des faits pour documenter la chose. »
« Nous savions depuis le début que McLaren est très forte et elle a été encore plus forte à Monaco, mais ce n’était pas une surprise. On peut seulement les féliciter. Nous devrons nous battre lors des courses restantes. Les qualifications ont été très serrées puisque Felipe a terminé à moins d’un dixième de seconde d’Hamilton, et Kimi a eu son problème et n’a pas pu participer à la totalité des qualifications. Cela étant dit, les McLaren étaient les plus rapides, il n’y a rien à dire. »
« On parle de vitesse en course. Mais si vous analysez les choses jusqu’au premier pit stop, Felipe était juste derrière Hamilton. Nous avons ensuite décidé de monter des pneus ultra tendres, les autres sont restés fidèles aux gommes les plus dures. Il a fallu plus de 5 tours à Felipe pour passer une voiture. Il a perdu 15 secondes. Nous savions que son meilleur résultat possible était une 3è place, à moins que les autres aux avant postes aient un problème. »
Le Grand-Prix du Canada, prochain rendez-vous du championnat du monde de Formule 1, devra marquer le retour en forme de la Scuderia Ferrari, qui a préparé l’évènement sur le circuit Paul Ricard, en testant différentes évolutions de sa machine. « Nous aurons quelques modifications pour la prochaine course. Il faut toujours faire plus, attaquer toujours tant e plus. Nous respectons nos rivaux. Ils sont très forts. Ils ont été plus fiables que nous en début de saison. D’autres se battent derrière nous et il nous faut donc faire le maximum. »
A Montréal, le retour de la saison chaude est en cours et les prévisions météorologiques anticipent des températures excédant les 25°C le jour de la course. La chaleur sera l'allié de Ferrari, et l'ennemi d'Alonso, qui a tendance à plus user ses pneus que ses principaux rivaux. |