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L’impression laissée par le Grand-Prix de Monaco a laissé plus de traces que son résultat. Derrière le doublé McLaren Mercedes se cache une domination sans partage des flèches d’argent. Si la Ferrari F2007 avait en effet l’avantage sur sa rivale dans le rythme de course depuis le début de la saison, la tendance s’est inversée à Monaco.
La MP4-22 a cadenassé la première ligne de la grille de départ – après 4 pole positions rouges – et n’a laissé que des miettes au cheval cabré en course. Il est symptomatique de constater que Felipe Massa est même devancé par Kubica dans l’exercice du tour rapide. Tout comme il était symptomatique de voir le Brésilien chausser deux trains de pneus ultra tendres en course – les McLaren ont fait confiance à deux trains tendres – après s’être acharné avec le même train lors des qualifications, dans l’espoir de le faire chauffer le plus possible et d’en tirer la quintessence. La tentative fut à deux doigts de coûter à Massa l’opportunité de monter de nouveaux pneus et de boucler un tour qui le fit sauter de la 6è à la 3è place sur la grille.
La F2007 a eu énormément de mal à faire monter la gomme de ses pneumatiques dans la bonne fenêtre de température d’exploitation ce week-end, sur une piste peu abrasive, fraîche (pas plus de 35°C en course) et qui plus est lavée par les averses du Samedi matin. L’adhérence a même surpris Kimi Räikkönen, d’ordinaire très à l’aise à Monaco, et que l’on ne pensait pas susceptible de commettre une erreur aussi grossière en qualifications.
Felipe a souffert du même mal dans son deuxième relais de course. En ressortant des stands en pneus ultra tendres, le Brésilien a vu son rythme chuter de mezzo-forte à allegro. Massa a observé son premier pit stop dans le même tour qu’Alonso. Il a bouclé son premier tour lancé en 1:20.995 contre 1:18.536 pour Alonso. Dans son 2è, Massa s’est fait piéger à la sortie de la piscine et a tiré tout droit, heureusement sans conséquence dans un endroit où un dégagement avec vibreur autorise les petites fautes. Il a fallu 10 tours à Felipe pour retrouver un rythme agressif.
Les Toyota, qui ont souffert des mêmes maux que les Ferrari à Monaco, ont connu la même chute de régime, et pointent aux 17è et 18è rangs de la hiérarchie des meilleurs temps au tour !
Il serait hasardeux et dangereux pour McLaren de penser qu’elle a pris le pas sur sa rivale. La vérité d’un jour ne sera pas celle du lendemain. Au Canada, la F2007 retrouvera probablement de sa superbe, sur un circuit qui ne sera pas le plus docile pour les MP4-22 puisque n’ayant aucune grande courbe permettant de mettre en avant ses qualités aérodynamiques. La F2007 est au contraire très efficace dans les phases d’accélération, particulièrement nombreuses sur l’île Notre Dame.
Les meilleurs tours en course :
1. Fernando Alonso McLaren Mercedes 1:15.284
2. Lewis Hamilton McLaren Mercedes 1:15.372
3. Robert Kubica BMW Sauber 1:16.006
4. Felipe Massa Ferrari 1:16.183
5. Giancarlo Fisichella Renault 1:16.254
6. Kimi Räikkönen Ferrari 1:16.592
7. Alexander Wurz Williams 1:16.658
8. David Coulthard Red Bull Racing 1:16.786
9. Jenson Button Honda 1:16.802
10. Scott Speed Toro Rosso 1:16.867
11. Nico Rosberg Williams 1:16.991
12. Nick Heidfeld BMW Sauber 1:17.041
13. Rubens Barrichello Honda 1:17.080
14. Heikki Kovalainen Renault 1:17.100
15. Takuma Sato Super Aguri 1:17.183
16. Anthony Davidson Super Aguri 1:17.223
17. Ralf Schumacher Toyota 1:17.231
18. Jarno Trulli Toyota 1:17.495
19. Adrian Sutil Spyker 1:17.678
20. Christijan Albers Spyker 1:17.689
21. Mark Webber Red Bull Racing 1:18.998 |