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Fabrice Lom, responsable de l’exploitation des moteurs
Renault pour Red Bull Racing, Fabrice revient sur un week-end particulièrement
positif.
Fabrice, Red Bull
Racing termine le Grand Prix d’Europe sur le podium et hisse ses deux RB3 dans
les points. Heureux ? Et comment ! A Magny-Cours et à Silverstone, nous n’avons
pas réalisé de belles courses mais nous sentions que le potentiel était là. Le
Grand Prix du week-end dernier a démontré une chose : lorsque nous parvenons à
disputer de bonnes qualifications, nous pouvons faire la course devant, avec
les meilleurs. Et lorsque la fiabilité est là, les bons résultats sont au
rendez-vous. Mark Webber était sixième en début de course, il n’a commis aucune
erreur lorsque les conditions étaient piégeuses, puis son rythme était
compétitif sur piste sèche. David, lui, est parti de plus loin, mais il a fait
un festival sous la pluie et est revenu aux avants postes pour y rester
jusqu’au bout.
Avez-vous craint
pour la fiabilité jusqu’au dernier tour ? Bien sûr. Nos récents problèmes ne nous rendaient pas
optimistes. Mais la voiture a tenu. Ca aussi, c’est positif.
Vous connaissiez
déjà le goût des podiums avec Renault. En quoi celui-ci était-il particulier ? Renault et Red Bull Racing sont partis de zéro et ont tout
construit peu à peu. En décembre dernier, la Red Bull–Renault
n’existait pas. Il a fallu accorder les systèmes électroniques, faire tourner
le V8 dans le châssis, travailler beaucoup et faire en sorte que tout
fonctionne. Ca a marché, nous progressons, et nous en sommes fiers.
Ce résultat doit
être un boost pour le moral de toute l’équipe… Oui. Tout le monde a travaillé dur et, dimanche dernier,
la première récompense est arrivée : un podium, mais aussi deux voitures à
l’arrivée et dans le top8. Nous marquons 10 points, soit autant que McLaren et
davantage de Ferrari ou BMW. Pour nous, c’est très important car lorsque les
meilleures voitures ne connaissent pas de problème, nous nous battons
habituellement pour les petits points. Il en va de même pour nos rivaux directs.
Pouvoir prendre 10 longueurs à Toyota et 5 à Williams en une seule course,
c’est donc une excellente opération dans l’optique du « championnat du monde
des moteurs clients ». Terminer à la 5ème place du championnat pour notre
première année, ce serait quelque chose de beau.
Quels sont vos
objectifs pour Budapest ? Il s’agit d’un circuit spécifique, qui met la fiabilité à
rude épreuve. Il fait chaud, la course réclame de nombreux changements de
rapports. Nous allons aborder ce Grand Prix avec humilité. Nous le préparons à
Jerez cette semaine et travaillons sur la performance comme sur la fiabilité.
Source : RenaultF1
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