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La décision du Conseil Mondial du Sport Automobile de blanchir les gris n’a pas fini de faire couler de l’encre et de délier les langues. Expliquer dans le même verdict que McLaren est coupable de posséder des documents confidentiels et ne prendre aucune sanction n’est pas particulièrement frappé au coin du bon sens.
Ferrari a immédiatement réagi au verdict de la FIA en soulignant les incohérences du Conseil Mondial. Le cheval cabré trouve un allié en Flavio Briatore. Le directeur de RenaultF1 a le courage de ne pas manier la langue de bois au sujet d’un dossier brûlant, et commence par expliquer à la Gazzetta dello sport « Je ne comprends pas ce qu’il s’est passé car en premier lieu, vous ne réunissez le Conseil Mondial que si vous avez la preuve de quelque chose. Sans preuve vous vous abstenez de tenir ce genre de réunion. »
Et Briatore d’aller plus loin dans son analyse en décortiquant les tenants et les aboutissants du verdict d’un Conseil Mondial en forme de coquille vide. « Si la FIA admet qu’elle a établi que McLaren était en possession de documents Ferrari, alors pourquoi n’y a-t-il pas de sanction ? Ce verdict me rappelle Ponce Pilate ! » poursuit Flavio en faisant référence au procureur Romain qui s’était symboliquement lavé les mains après avoir celé le sort du Jésus.
« Si quelqu’un a été en possession de documents, il serait juste qu’il en paie les conséquences. En plus, moi aussi j’aurais aimé savoir quelle est la répartition des masses de la Ferrari… » conclut Briatore dans un trait d’humour. |