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Le circuit de Singapour a été ausculté par les 20 pilotes du championnat du monde, hier lors de leur arrivée hier sur les lieux du premier Grand-Prix nocturne de l’histoire de la Formule 1. Eclairée de 1.000 feux (plus exactement de 1.500 lumières artificielles), la Marina Bay a produit son effet. L’esthétisme du tracé et sa dichotomie clair/obscure n’a pas manqué de charmer le grand barnum de la F1.
Singapour tout nouveau tout beau ? Certainement, mais la perfection n’est pas de ce monde et si la nouveauté réserve des défis excitants, elle recèle parfois des pièges qui n’échappent pas à la sagacité des pilotes qui les traquent lors de leur reconnaissance d’un circuit. A Valencia, l’inquiétude était née du décalage entre le tarmac du tracé et celui du pont pivotant. Une inquiétude levée à l’aune des premiers essais libres.
A Singapour, les yeux d’experts de Massa et d’Alonso ont dans le collimateur le virage 10 – un gauche droite serré (négocié après un freinage à 250km/h) à la sortie duquel trône un vibreur en forme de voyage pour l’enfer. « C’est une chicane très serrée qui est également très bosselée en sortie, et si l’on rate la trajectoire on peut endommager l’auto » observe le pilote Ferrari, « Je pense donc qu’il sera très difficile d’apprendre la trajectoire idéale. Sur les circuits urbains, il y a plus de possibilités de faire des erreurs, et moins de dégagements pour s’en remettre. »
« L’inquiétude vient de fait que si on rate la chicane ou si on ne prend pas la bonne trajectoire alors on est emmené au-delà du vibreur et on peut alors sérieusement endommager le châssis ou le soubassement de la voiture » renchérit le double champion du monde Espagnol, « Abîmer une voiture n’est pas un problème insoluble car on a encore la voiture de réserve, mais si on en abîme deux on rentre à la maison ! D’un autre côté je ne sais pas quelle serait la meilleure alternative, et je ne sais pas s’ils pourraient apporter un changement aussi rapidement avant les essais. » |