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Le nouveau Président de la Fédération Internationale de l’Automobile, le Français Jean Todt, a livré quelques unes des grandes lignes de son premier mandat au quotidien Le Figaro. Concernant la Formule 1, Jean Todt souhaite poursuivre et intensifier l’action initiée par son prédécesseur, Max Mosley, en matière de coût de fonctionnement de la F1. « Les écuries de F1 sont parfois aveugles et ne se rendent pas compte de ce qui se passe dans le monde. Or la course automobile vient d'être frappée comme jamais par la crise. La F1 coûte trop cher, mon prédécesseur, Max Mosley, a fait beaucoup d'efforts pour que les coûts diminuent, mais cela n'a pas suffi, d'autant que certaines équipes ont fait de la résistance, à tort. Je suis triste que Honda, BMW et Toyota soient partis, mais lorsque l'on dépense énormément et que les résultats ne sont pas là, c'est inéluctable. D'un autre côté, je trouve formidable que de nouvelles écuries se soient inscrites. Mais les mesures d'économie déjà prises ne sont pas suffisantes. Je suis contre la limitation réglementaire des budgets, mais si nous voulons pérenniser la F1, il faut une vraie prise de conscience et des décisions fondamentales. »
L’autre cheval de bataille du nouveau locataire du 8 place de la Concorde fut en revanche le parent pauvre de Max Mosley. L’environnement, et la nécessité pour le pinacle du sport automobile de servir de locomotive à une préoccupation majeure des pays industrialisés, est devenu prégnant. Au point que cette carence a coûté à la F1 le départ de Bridgestone et contribue à sa mauvaise réputation. Pire, le KERS (système de récupération d'énergie cinétique), qui avait été fiabilisé par Ferrari et McLaren Mercedes, disparaîtra des grilles de départ en 2010 alors qu’il était un vecteur de choix, unique dans l’automobile. « Au-delà de quelques ‘incidents’ regrettables qui ont porté atteinte à l'image de la discipline, je suis convaincu que nous devons absolument tenir compte de l'environnement, des nouvelles technologies, nous adapter à notre époque et revoir fondamentalement le sport automobile, voire créer de nouvelles disciplines. Après l'abandon par les écuries de F1 du Kers nous n'apporterons rien de novateur l'an prochain. Je le regrette. J'ai ainsi décidé de la création d'un groupe de travail, qui impliquera nos commissions Environnement et Nouvelles Énergies, lancé des sous-commissions pétroliers et manufacturiers de pneumatiques rattachées à la commission constructeurs. Gilles Simon, ancien patron des moteurs chez Ferrari, va rejoindre la FIA dans ce cadre. C'est un travail d'équipe, et j'attends des propositions, en ce sens comme pour favoriser le spectacle. Sinon la FIA agira. »
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