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Ils sont 39 pilotes à avoir écrit l’histoire de l’écurie Minardi, qui a officiellement disparu dans les oubliettes des statisticiens de la Formule Un hier soir, lorsque son patron, Paul Stoddart, a offert à la PS05, fidèle à sa robe noire qui aurait pu faire office de voile de deuil pour l’occasion, ses derniers tours de roue.
De Pierluigi Martini – premier pilote Minardi, le plus fidèle et celui ayant enregistré les meilleurs résultats – à Robert Doornbos en passant par Bas Leinders, Chanoch Nissany ou Enrico Toccacelo – qui n’ont jamais pris le départ d’une Grand-Prix ! – ils sont 39 à avoir œuvré pour la ‘petite Scuderia’, qui deviendra Scuderia Toro Rosso en 2006.
Aucun des 39 n’a démérité tout au long des 21 années de présence de Minardi en F1, écurie née en 1985 au Brésil, fondée 6 ans plus tôt avec pour emblème... un lion cabré !
Pierluigi Martini a essuyé les plâtres de l’écurie de Faenza en étant le premier à courir sous ses couleurs, mais fut également le fer de lance de l’époque la plus fructueuse pour les hommes de Giancarlo Minardi. Après avoir débuté chez Toleman (1 Grand-Prix en Italie en 1984, non qualifié), l’Italien a effectué la totalité de sa carrière en F1 chez Minardi, hormis un passage chez Dallara Scuderia Italia en 1992. Pierluigi a donné ses lettres de noblesse à Minardi avec 8 entrées dans les points entre 1988 et 1994. Exploit impensable aujourd’hui pour une monoplace conçue à Faenza, Minardi a même décroché une première ligne sur la grille de départ (Portugal 1989) et s’est permis le luxe de boucler un tour de course en tête (USA 1990), notamment grâce à des pneus particulièrement adaptés aux conditions.
Luis Perez-Sala, Christian Fittipaldi, Fabrizio Barbazza, Michele Alboreto, Pedro Lamy et Marc Gené ont également contribué au palmarès en entrant dans les points à une époque où seul le top 6 récompensait mathématiquement les pilotes.

Plus proche de nous, la 5è place de Mark Webber à Melbourne en 2002 est à marquer d’une pierre blanche dans la carrière de Minardi. L’Australien débutait en F1, et avait résisté avec panache à la Toyota de Salo.
La 8è place de Zsolt Baumgartner à Indianapolis 2002 était inespérée, tout comme le pactole raflé cette année sur ce même circuit (7 points, le meilleur score de l’écurie à égalité avec celui de la saison 1993), grâce au forfait des écuries Michelin.
D’autres jeunes loups ont marqué Minardi de leurs griffes, sans pour autant planter leurs crocs dans un top 6 ou top 8. Pigiste à Interlagos en 1999, Stéphane Sarrazin avait fait forte impression aux dirigeants de l’écurie (malgré une figure non imposée restée célèbre, une effrayante série de tête-à-queue qui semblait ne jamais vouloir s’arrêter) et avait convaincu Cesare Fiorio de tout faire pour lui assurer une présence en F1 sur le long terme. Un vœu pieu.
Minardi restera aussi et surtout comme l’écurie ayant mis le pied à l’étrier de nombreuses stars en devenir : Alessandro Nannini, Alessandro Zanardi, Giancarlo Fisichella, Jarno Trulli, Mark Webber, et bien sûr Fernando Alonso.
Les 39 pilotes Minardi (ordre alphabétique) :
Christian Albers
Michele Alboreto
Fernando Alonso
Luca Badoer
Fabrizio Barbazza
Paolo Barilla
Zsolt Baumgartner
Gianmaria Bruni
Adrian Campos
Andrea de Cesaris
Anthony Davidson
Giancarlo Fisichella
Christian Fittipaldi
Patrick Friesacher
Marc Gene
Jean-Marc Gounon
Ukyo Katayama
Nicolas Kiesa
Pedro Lamy
Giovanni Lavaggi
Bas Leinders
Tarso Marques
Pierluigi Martini
Gaston Mazzacane
Gianni Morbidelli
Roberto Moreno
Shinji Nakano
Alessandro Nannini
Chanoch Nissany
Luis Perez-Sala
Stéphane Sarrazin
Enrico Toccacelo
Jarno Trulli
Esteban Tuero
Jos Verstappen
Mark Webber
Justin Wilson
Alex Yoong
Alessandro Zanardi |