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Totalement opposée aux ailerons flexibles par déontologie, Honda Racing a une nouvelle fois soulevé le sujet dans le paddock de Montréal, en montrant du doigt l’appendice aérodynamique de sa rivale de BMW. La FIA a blanchi l’écurie alémanique, mais la grogne monte au sein du paddock. Honda Racing s’est trouvée de nouveaux alliers en la personne de Martin Whitmarsh (McLaren) ou encore Sam Michael (Williams).
« On m’a montré les photos, ce sont des preuves confondantes prouvant qu’il y a quelque chose de non catholique » estime Martin Whitmarsh, directeur de l’écurie McLaren. « J’ai été surpris et déçu par l’interprétation des règles qui a été faite en début d’année, en ce qui concerne l’aileron arrière. Nous en avons avisé la FIA à l’époque, mais elle a pris une position lénifiante vis-à-vis de la flexibilité des ailerons arrière, ce qui fut décevant mais accepté » poursuit Whitmarsh dans les colonnes d’Autosport. « Je ne me suis pas trop préoccupé de la chose au Canada car ces voitures étaient derrière nous, mais si elles nous avaient devancé j’aurais été bien plus inquiets. J’ai bien peur que le sport automobile soit ainsi fait. »
Sam Michael, directeur technique Williams, est plus catégorique et exhorte la FIA a légiférer sans attendre, avant qu’une catastrophe ne soit à déplorer. « L’article 3.15 stipule que l’on ne peut pas utiliser un élément aérodynamique mobile. On peut utiliser cet article pour mettre un terme à tout appendice mobile. »
« Il y a bien évidemment des limites, car on ne peut pas empêcher la totalité des mouvements sur une voiture. Certaines pièces ne peuvent pas être totalement rigides, mais d’autres ont pour vocation, intentionnellement, de réduire la traînée. Tout ça risque de se terminer dans les larmes. Il y a un point de rupture, il sera mis à jour en essais ou en course. C’est un jeu dangereux et stupide. Il est ridicule d’avoir des ailerons flexibles en F1. Ils ont été bannis il y a 45 ans, car certains pilotes s’étaient blessés. » |