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Ferrari était en démonstration en Malaisie. La domination de Massa en qualification et de Räikkönen en course étaient le fruit du son savoir-faire, de l’expertise, du calme et du travail méthodique de la Scuderia Ferrari. Une seule semaine séparant les Grand-Prix d’Australie et de Malaisie, à des milliers de kilomètres des quartiers généraux de Ferrari, il fallait faire vite et bien pour s’affranchir des problèmes de fiabilité qui avaient frappé les blocs propulseurs du cheval cabré à Melbourne.
Dans leurs laboratoires de Maranello, les ingénieurs motoristes ont analysé la cause des problèmes survenus en rafale à Melbourne. Bonne nouvelle : l’origine était la même. Une soupape d’admission. Combiné à la chaleur, le carburant était la cause des maux des V8 Italiens. Pourquoi et comment les deux facteurs étaient-ils imbriqués ? Ferrari conserve le secret. Mais a posteriori on comprend mieux le soin apporté par Stefano Domenicali à remercier tout spécialement ses partenaires techniques, « Au premier rang desquels Philip Morris et SHELL. »
Les soupapes d’admission étant généralement moins fragiles que celles d’échappement, on peut émettre deux hypothèses : 1) Le mélange n’était pas assez riche, 2) La chimie du carburant a changé sous l’effet de la fournaise de Melbourne et a perdu quelques additifs qui sont censés protéger les soupapes. Ce ne sont que des spéculations.
Lorsque Sébastien Bourdais s’est arrêté en piste le Samedi matin, avec une nouvelle rupture de soupape dans on moteur Ferrari, l’inquiétude a grandi chez la Rossa. En course on entendait clairement que le bloc Italien tournait en sous-régime pour tenter de rallier l’arrivée. |