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26 Mars - 12:22
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Les confidences de Sutil sur son premier Grand-Prix

Adrian Sutil n’était pas un inconnu du paddock de Formule Un, le 15 Mars dans l’après-midi, lorsqu’il a passé le portail électronique de l’Albert Park. L’Allemand a déjà officié en tant que 3è pilote MidlandF1 en trois occasions en 2006. Il n’avait pas manqué de se faire remarquer dès ses premiers tours et avait signé plusieurs exploits, tels que ses 5è et 7è chronos des essais libres du Grand-Prix de France.

 

En arrivant à Melbourne, Adrian était cependant en territoire inconnu. Apprendre le tracé australien ne lui a pas posé de problème majeur, l’une des ses qualités étant sa faculté d’adaptation hors norme, à l’instar d’un Franck Montagny, également en action très rapidement lorsqu’il doit intégrer de nouvelles données – voiture et/ou circuit.

 

« Melbourne était un circuit nouveau pour moi et les conditions étaient très difficiles le Vendredi, à cause de la pluie. Tout était nouveau et je n’ai pas chômé, mais j’ai apprécié chaque minute de cet apprentissage, participer à mon premier GP m’a procuré de fantastiques sensations » explique le nouveau pilote titulaire Spyker. « Je ne mets pas beaucoup de temps à apprendre une nouvelle piste, et après la première séance d’essais libres j’avais le sentiment de tout connaître du circuit. Il n’est pas très compliqué ; les virages se ressemblent tous et il n’y a rien de vraiment spécial. »

 

Malgré son manque d’expérience, Sutil a mis Albers sous l’éteignoir en qualifications et en course tout en apprenant son métier de pilote F1. Une prouesse d’autant plus remarquable que, contrairement aux deux autres néophytes, Hamilton et Kovalainen, Sutil n’avait pas avalé des milliers de kilomètres en essais privés depuis Octobre 2006. Il ne connaissait pas non plus les petites ficelles et exigences du métier. « J’ai appris tellement de choses en Australie ! Depuis les pit stops (ndlr : Adrian a écopé de deux drive through) jusqu’à comment se rapprocher de la limite. La discipline de la communication radio était également nouvelle pour moi – l’équipe vous demande comment est l’équilibre de l’auto, vous devez lui parler pendant que vous êtes en pleine attaque. La procédure de départ est très différente de celle des autres catégories. AU début vous vous dites que c’est très compliqué, mais tout devient de plus en plus facile et vous vous habituez. Je me sens désormais bien plus en confiance au moment d’aborder le GP de Malaisie » explique Adrian avec simplicité et enthousiasme.

 

 

   

 

 

« J’ai également noté que j’avais un emploi du temps de fou, je suis allé de meeting en meeting. La journée est bien remplie et lorsque vous prenez la direction de l’hôtel, le soir à 20h vous êtes lessivé. Il faut ensuite se lever tôt et tout s’enchaîne à une allure incroyable ! Je ne m’attendais pas à un tel intérêt de la part des médias, notamment de la télévision allemande, mais c’était très sympa. »

 

Une mauvaise nouvelle n’arrivant jamais seule, après avoir été dominé de la tête et des épaules par un rookie en Australie, Albers devra maintenant endiguer la confiance de son équipier, grandissante, ainsi sa volonté de se rapprocher de la limite du potentiel de sa voiture… « Je n’ai pas commis de faute et je suis sûr que je pourrai encore plus me rapprocher de la limite lors de la prochaine course. Les deux drive through sont une grosse déception cependant. L’un d’entre eux m’a été infligé parce que les commissaires pensaient que j’avais bloqué un autre pilote. Pour ce qui est du second, j’avais empiété sur la ligne blanche en sortant des stands. Cela ne se reproduira pas en Malaisie, je suis maintenant préparé à cet aspect des choses ! J’avais effectué des pit stops en A1GP déjà, mais le style était différent, vraiment relax ! En F1 le timing est serré, il faut trouver le point de freinage en entrant aux stands et ne pas dépasser la vitesse autorisée. Vous n’avez pas une seconde pour souffler ou vous calmer. »

 

En Australie, Adrian retrouvait Lewis Hamilton, son ancien équipier de la F3 Euro Series (les deux hommes avaient dominé l’exercice 2005 au sein de l’écurie ASM. L’Allemand nous avait confié être impatient de côtoyer le pilote McLaren à nouveau. Leurs retrouvailles se sont poursuivies après le premier rendez-vous de la saison. « J’ai eu du temps libres après la course pour réfléchir et apprendre. Après l’Australie je suis parti en vacances avec Lewis en Indonésie et en Thaïlande. On ne peut pas envisager ce genre d’aventure avec quelqu’un d’autre, mais Lewis et moi sommes bien placés pour développer notre amitié car je ne peux pas me battre contre lui en course pour le moment. La situation changera peut-être si nous sommes rivaux, si je suis dans une très bonne voiture aux avant-postes et que nous nous battons pour la victoire. Mais pour l’heure je suis heureux de le compter parmi mes amis. J’ai été heureux de le voir se débrouiller aussi bien. Mais je sais que mon heure viendra si je travaille d’arrache-pied et que je donne le meilleur de moi-même. »

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