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Avec 0 km à son compteur personnel et à celui de sa monture (HRT) au sortir de la saison hivernale, Bruno Senna n’arrive certainement pas en Formule Un en territoire conquis. Mais le neveu du triple champion du monde Brésilien a au moins la satisfaction de débuter sa carrière sur un circuit qu’il connaît et sur lequel il a bâti une partie de sa réputation dans le paddock F1.
C’est en effet sur le circuit de Sakhir que Senna a débuté sa carrière internationale, en GP2 Europe, sous le regard intéressé des décideurs de la F1, curieux de voir ce que ce patronyme glorieux promettait. Sociétaire d’une écurie Arden qui déclinait, Bruno avait obtenu la 5è place sur la grille de départ de la première course et avait gagné une position sous le drapeau à damier. En cette année 2007, le championnat mettait en scène plusieurs redoublants de marque, tels que Glock, Di Grassi (aujourd’hui équipiers en F1 chez Virgin Racing), Pantano, Carroll ou encore Filippi. Sur la durée de la saison, Senna avait broyé son équipier, Adrian Zaugg, et s’était distingué en prenant la 8è place finale (2è meilleur rookie derrière Nakajima, 5è). « Je suis allé à Bahreïn deux fois, une fois en GP2 Europe en 2007 et une fois en GP2 Asie en 2008 », se souvient le pilote Hispania Racing Team, « J’avais obtenu un résultat fabuleux avec Arden en 2007 si l’on considère qu’il s’agissait de ma toute première course GP2. J’espère que nous corrigerons rapidement les erreurs de jeunesse de l’auto dès notre premier week-end. Mon objectif est de faire tout ce que je peux pour rallier l’arrivée et poser de bonnes bases pour la saison. »
Son équipier chez HRT, Karun Chandhok, connaît également Bahreïn comme sa poche. L’Indien s’y était illustré en plaçant sa Dallara du GP2 Europe en 1ère ligne devant Senna, mais n’a jamais fait mieux qu’une 8è place à Sakhir. |