Les premières impressions de Doornbos à bord d’une F1
Robert Doornbos a effectué ses débuts en Formule Un le week-end dernier à Shanghai, avec l’avantage d’être sur un pied d’égalité par rapport aux pilotes expérimentésvis-à-vis de la méconnaissance du tracé. Le Batave fut loin d’être ridicule malgré son expérience nulle à ce niveau de la compétition, et en redemande.
« Je n’avais pas d’attente particulière car tout a été très vite ces derniers jours. J’ai été surpris par la puissance. Je n’oublierai jamais ce feeling ! On commence à être habitué après quelques tours de pistes. Le freinage est phénoménal » avoue Robert, qui a toujours navigué entre deux eaux dans les formules de promotion, glanant 7 podiums en EuroSeries F3 l’année dernière avec l’écurie Ghinzani sans jamais être un prétendant aux 3 premières places au championnat. Même topo cette saison, où son haut fait d’arme consiste en une victoire à Spa, à bord d’une monoplace de l’écurie Arden qui portait Liuzzi aux nues.
Mature dans son approche et son pilotage, Robert n’en a pas moins impressionné les jaunes. « Eddie m’a dit qu’il n’avait jamais vu personne s’acclimater aussi rapidement. Joli compliment non ?! L’écurie elle-même était ravie du travail que j’ai effectué et ne s’attendait pas à ce que j’en fasse autant en si peu de temps. J’ai également passé du bon temps avec Timo Glock, que je connais depuis la F3. »
Petite anecdote croustillante, Robert s’est fait pincé par la FIA dès sa première sortie… « Oui, j’ai reçu une amende de 3750 dollars pour vitesse excessive dans les stands. En fait l’écurie avait réglé le limiteur pour une distance de 350 mètres alors que la pitlane en faisait 400. Elle m’a donc proposé de payer l’addition. Heureusement, sans cela j’aurais dû appeler mon Père et lui dire ‘Hé, Papa, la F1, c’est génial… au fait tu n’aurais pas 4000 dollars à me prêter ?! Ah ! Ah ! »
Le Néerlandais est désormais totalement tourné vers sa nouvelle expérience et attend es deux dernières épreuves de la saison avec impatience. « Je me croyais à l’Université. J’ai posé 150 questions à mes ingénieurs afin d’en apprendre le maximum. Je retourne aux Pays Bas Mardi pour m’entraîner physiquement car le Japon sera très exigeant. Le Brésil ne devrait pas non plus être très facile car le circuit tourne dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. »