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Vainqueur d’une manche du championnat World Series by Nissan, Mikhail Aleshin effectuait ce week-end une pige en GP2, au sein de l’écurie ART Grand Prix en remplacement de Michael Ammermüller, qui souffre d’un poignet cassé depuis la première manche de Bahreïn. Le Russe le plus rapide du sport automobile a les dents longues mais a parfois pu avoir la sensation qu’il était jeté dans la fosse aux loups.
Mikhail devait tout découvrir des GP2 Series et d’ART Grand Prix en Espagne. Son apprentissage a été des plus douloureux, avec la casse d’une commande d’accélérateur en essais libres.
« Le moteur qui commande l’accélérateur de la voiture de Mikhail a cassé dans son premier tour lancé en essais libres et il a donc découvert l’auto lors des qualifications » explique Frédéric Vasseur, directeur d’ART Grand Prix, « Repartir d’Espagne avec les points de la 6è place est donc un authentique exploit. »
Mikhail Aleshin a dépassé les espérances d’ART Grand Prix dans la première manche espagnole en terminant sa première course GP2 à la 6è place. Le Russe était au même rang le lendemain lorsqu’il a abandonné à la suite d’un tête-à-queue. « Si l’on considère que je ne connaissais pas la voiture avant les qualifications, je pense que l’on peut dire que j’ai fait de très bons débuts en GP2 » estime Aleshin à juste titre.
« La différence entre GP2 et World Series by Renault est énorme. Pour faire court, disons que j’ai dû changer mon style de pilotage et apprendre le fonctionnement des pneus en un clin d’œil. Ils ne sont pas performants sur la même durée qu’en WSbR et j’aurais besoin de plus de roulage pour m’y habituer. »
« Mais l’écurie est extrêmement professionnelle et m’a bien aidé à prendre en main la Dallara. Tout s’est bien passé dans la première course. Dans la seconde, les choses ne se sont pas si bien déroulées. J’avais énormément de sous-virage et bataillais depuis le premier tour. Je ne comprends pas trop pourquoi et il faudra que l’on se penche sur la question. Je ne sais pas ce qui s’est passé lorsque je suis parti en tête-à-queue. J’avais perdu l’adhérence sur le train avant, j’ai pris de la vitesse avant le virage, j’ai heurté le vibreur et ai perdu le contrôle de l’auto. L’un dans l’autre le week-end s’est bien passé et je suis heureux de rapporter deux points à l’écurie. » |